Rapaces migrateurs au Col du Baracuchet

Le col du Baracuchet est un très joli endroit au-dessus de Montbrison, juste en face du Mont Blanc. Ce col du Forez marque la limite entre la Loire et le Puy de Dôme.

baracuchet-ter.1251742078.jpg De l’autre côté on descend sur Ambert et en suivant la ligne de crêtes on va vers les hautes chaumes et leurs jasseries où s’élaborent les fourmes d’Ambert et de Montbrison.

Les oiseaux migrateurs passent par là aussi, en route vers l’Afrique via l’Espagne et leurs vols sont faciles à observer en contrebas du col où le panorama est très large.

A partir du 15 août, les rapaces sont les plus nombreux et les observateurs compteurs de la Ligue pour la Protection des Oiseaux ( LPO) sont  sur place du matin au soir tous les jours dans le cadre du programme migraction (www.migraction.net).

milan_noir-bis.1251741132.jpg Ce sont les milans noirs qui ouvrent la danse ; ils sont reconnaissables à leur queue échancrée qui les distingue aisément des autres rapaces. Si le majestueux milan royal se raréfie de plus en plus en Rhône-Alpes, le milan noir plus petit et plus sombre que son illustre ainé est bien plus présent. En dehors des petits rongeurs et autres batraciens ils se nourrit surtout des animaux morts qu’il trouve de long des cours d’eau; il ne néglige pas non plus les décharges.

La bondrée apivore le suit à partir de la fin août. C’est un rapace de taille moyenne qui se nourrit principalement de guêpes et de larves d’hyménoptères – bourdons, guêpes – dont elle recherche le nid qu’elle déterre en creusant profondément le sol. La couleur du plumage est variable, mais il est principalement brun-roux. La bondrée apivore est un rapace migrateur, qui hiverne en Afrique Tropicale.

bondree_apivore2-bis.1251741209.jpg

Pour qui aime observer les oiseaux, quoi de plus agréable que de voir un connaisseur vous expliquer que le petit point noir que vous avez peine à repérer avec vos jumelles est une bondrée et non une buse, encore moins un milan noir ? La largeur des ailes, la forme du vol, la forme et la taille de la queue forment une évidence avec la taille et la couleur (que bien sûr vous ne voyez pas à cette distance et à contre jour encore. C’est comme ça que l’on apprend à force de regarder et de vérifier (dans le Svenson ou le Peterson).

baracuchet-016bis.1251741683.jpg Nous avons dormi dans un petit bois de pins près de l’abri des compteurs pour être discrets et à pied d’œuvre. Antonio était très intéressé et impressionné par ces passionnés armés d’instruments d’observation.

Mais voilà , au rythme de quelques buses locales se chamaillant dans le ciel et de bondrées isolées passant le col, on se lasse vite que l’on ait 2 ans ou 62 ans. Et  le zoom de l’appareil photo se révèle impuissant à les rapprocher (merci à Olivier Laporte pour ses clichés qui alimentent un site très complet de digiscopie)

baracuchet-myrtilles.1251742396.jpg Nous avons rejoint les hautes chaumes, leurs cyclistes, leur rassemblement de motos (très intéressé Tonio par la migration des motos, beaucoup plus observable que celle des oiseaux « patout moto, patout moto ! »), les cueilleurs de myrtilles et de framboises, les épilobes et les bruyères en fleurs, et les sorbiers.

Une très belle journée ensoleillée comme seule la fin du mois d’août en offre.


2 commentaires sur “Rapaces migrateurs au Col du Baracuchet

  1. Effectivement, Norbert, chez nous, en vallée de Dordogne, les milans noirs sont partis aussi discrètement qu’ils étaient venus . Dommage ! qu’ils soit sportifs, dans des parties de pêche virevoltantes à deux ou trois, ou plus pragmatiques lorsqu’ils suivent en grand nombre la moissonneuse mettant à découvert les rongeurs, c’est un spectacle vivant .
    La photo de la bondrée apivore m’interpelle, car, en vol, elle ressemble étrangement à la buse variable adulte, à part les deux barres sombres à la base de la queue . C’est décidé, la saison prochaine, on ressort la lunette terrestre pour cesser de voir toujours une buse là où il y a peut-être une bondrée .
    Cordialement
    Michèle

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  2. Bonjour,

    Il y a une très grosse erreur à la 2ème ligne du texte « Ce col du Forez marque la limite entre le Rhône et le Puy de Dôme. » Le Rhône ici ? Faudra revoir la géographie départementale…

    Cordialement.

    le Président

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