Covid19 – Le pire n’est pas toujours sûr !

Rappelez-vous : au lendemain du confinement d’automne on parlait déjà de reconfiner pour les fêtes de fin d’année, considérées comme un risque absolu de contaminations. Alors on a fait attention et le danger s’est éloigné. Mais dès la mi-janvier, tout le monde s’attendait à un reconfinement prochain. Les nouveaux cas positifs plafonnaient à 20 000 et les autorités scientifiques s’attendaient à une explosion. Alors l’exécutif a dégainé son couvre-feu, d’abord à 20h puis à 18h, avec un certain succès puisque les cas positifs n’ont pas (ou peu) grimpé. La nouvelle doctrine proclamé par le président Macron exclut la perspective du confinement général. Place aux adaptations locales : Nice, Dunkerque et peut-être d’autres à venir.

Mais l’incertitude, l’inquiétude sont fortes chez les scientifiques, plus généralement chez nos concitoyens.En cause les fameux variants : anglais, sud-africains, brésiliens … qui seraient beaucoup plus contagieux ( 40 à 70 % nos dit-on) que le virus historique. Leur montée inexorable nous conduirait inévitablement vers une explosion du nombre de cas comme au Royaume-Uni. Cette analyse mérité d’être discutée.

C’est un fait indéniable que le variant a rapidement supplanté au RU le virus historique, il a démontré son avantage évolutif. Mais est-il totalement à l’origine de la contagion exponentielle observée ? Il faut rappeler que la flambée britannique s’est produite à un moment où les bars, les pubs et les restaurants restaient ouverts et que les masques n’étaient pas obligatoires outre-manche. Variant ou pas, on pouvait s’attendre à une explosion.

En France , le département de la Moselle est un cas à part : c’est le variant sud-africain qui prospère. Suite à une progression « fulgurante », le variant sud-africain est devenu dominant en quelques semaines en Moselle. Quels sont ses effets sur l’épidémie ? Certes, les encours hospitaliers augmentent mais ce, à une vitesse incomparable avec ce que le département a connu de mi-octobre à mi-novembre. Quant au nombre de cas positifs, il a connu un regain de croissance à partir de la mi-janvier mais ce regain s’est ensuite tassé, le nombre de cas n’augmentant encore un peu que parce qu’il y a eu une augmentation faramineuse du nombre de tests. C’est ce que Odile Filliod analyse dans son excellent blog et sur sa page facebook. Pas de quoi conclure pour l’instant à une contagiosité exceptionnelle du variant face au virus historique

L’épidémiologiste Martin Blachier se demande de même dans une interview à LCI si les prévisions d’impact des variants ne sont pas complètement surestimées. Il n’y aurait pas d’explosion à craindre du coté des variants.

Tout le monde s’accorde à dire que le vaccin va modifier toutes les données. On le voit déjà en Israël où près de la moitié de la population est vaccinée – à l’exception des palestiniens qui commencent juste à recevoir les injections. Les formes graves et les décès régressent rapidement sur les personne âgées. Même en France où la vaccination est poussive, on commence à voir un recul des décès correspondant à la couverture vaccinale des EHPAD. Alors on ne peut qu’être impatient devant le lenteur du démarrage des opérations dans notre pays (suite à des erreurs d’analyses et à une série de couacs). On en est hélas à un point où on est limité par le rythme des livraisons de dose, comme nos homologues de l’Union Européenne.

Alors une fois qu’on a éclairci ces données, est il possible de faire des pronostics ? N’ayant personnellement aucune responsabilité dans la conduite des affaires, je peux m’y risquer . La situation risque de perdurer, sans s’aggraver radicalement.L’explosion annoncée du fait des variants risque de rester contrôlable. Ainsi le reconfinement général semble exclu. Mais les ouvertures souhaitées des restaurants, des lieux de culture… etc restent hors de portée.. Il se passera de longues semaines avant que la vaccination change la donne.

C’est dire que le choix de l’exécutif (en fait le choix du président Macron) reste une voie praticable : Pas de confinement général, mais des mesures ciblées. Au risque d’énerver toujours plus nos concitoyens qui sont nombreux à privilégier la philosophie du tout ou rien et du tout national. Partout pareil et tout le monde à la même enseigne !

Seul l’avenir et la comparaison avec des voisins qui poursuivent chacun des objectifs différents pourront désigner les meilleures politiques

2 commentaires sur “Covid19 – Le pire n’est pas toujours sûr !

  1. D’accord avec ton analyse Norbert. J’ajouterai que’il vaudrait mieux augmenter rapidement le nombre de vaccinés on ne faisant que la première piqure (Pfizer et Moderna). Trois semaine après l’injection la protection serait d’environ 90%. Une bonne protection qui interdirait les cas graves.

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