Ballade en Auvergne : zones humides sous le soleil

bis-7107C’est par hasard que nous sommes arrivés au lac d’Aydat une fin de journée d’Octobre. Le lac, sa zone humide reconstituée depuis deux ans et demi alors qu’elle avait été comblée dans les années 70 et sa petite église. En 2000 il devenait clair que la qualité du lac était menacée par l’eutrophisation. Un programme important de remise en état de la zone humide a été alors mis en place avec succès.

Une halte pour camping car, déserte et gratuite en fin de saison, nous accueille entre l’église et la zone humide où les ornithologues sont à l’affut avec leurs pieds, leurs longue-vue, jumelles et longs téléobjectifs.

Rien de bien passionnant à observer aujourd’hui sauf quelques couples de canards col-vert qui prennent le soleil, mais on discute ; de la présence du râle d’eau que l’on entend sans le voir, du cincle plongeur qui s’envole sous nos pieds et même d’un balbuzard pêcheur présent la semaine précédente ….bis-7074

Au bout de la zone humide, nous consacrons un petit moment à la belle petite église romano-gothique que même sa flèche du XIXeme siècle ne parvient pas à enlaidir.

Elle est classée à l’inventaire du patrimoine depuis les années 1970 seulement. Mais on se prend à rêver de l’histoire de cette modeste église de campagne qui daterait du XIeme siècle, débutée en style roman, dont la construction s’est poursuivie en style gothique (pas flamboyant)…et qui penche résolument malgré les contreforts dont elle a été dotée sous forme de 4 grosses tours.bis-7076

Un coup d’oeil à l’intérieur nous confirme les difficultés de l’ouvrage avec la verticalité, illustrées sur la photo ci-dessus: Non ! il ne s’agit d’une déformation optique qu’il conviendrait de corriger sur un logiciel de traitement de l’image .  Ce sont bien les structures de l’édifice qui ont divergé , sous l’effet sans doute de la plasticité du substrat sur lequel reposent les fondations.

Le tour du lac nous conduit vers les charmants chalets cachés dans les bois de la rive la moins accessible etbis-7098 la plage nudiste (fréquenté surtout par les gays, affirment les mauvaises langues) interdite depuis 1998 mais très fréquentée les jours ensoleillés. A l’horizon, le Puy de Dôme tout proche. Le naturisme était traditionnel dans la région comme le montre ce vieux documentaire de l’INA.

A chaque époque, sa conception de la nature !

L’envie de voir le cincle plongeur, petit oiseau gris à plastron blanc sédentaire de la taille d’un merle dont la seule particularité est sa capacité à marcher sous l’eau pour chercher sa nourriture, nous conduit à Montfermy dans la vallée de la Sioule (conseil d’ornithologue).bis-7151 Le cincle est bien là, discret mais facilement visible pourvu qu’on fasse preuve d’un peu de patience et d’une certaine connaissance de sa manière de vivre : le suivre quand il vole au ras de l’eau, voir où il se pose (pierre maculée de fientes), se rapprocher et déclencher. Il n’a, hélas, pas daigné nous faire une démonstration de ses étonnantes capacités de plongeur et de marcheur sub-aquatique !

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Monfermy a d’autres beautés au milieu de la vallée de la Sioule désertique : les nombreux méandres de la rivière (malgré la forte pente), sa cascade qui alimenta un moulin disparu, sa belle église perchée au milieu du tout petit village de 10 maisons (18 morts pendant la guerre de 14-18 néanmoins) et … la rave organisée dans une vieille ferme au milieu de nulle part que nous découvrons parce que notre bivouac de la nuit est un des rendez-vous des participants.

 

La pluie nous chasse et nous reprenons l’A89 pour rentrer. Une Auvergne toute proche de Clermont-Ferrand, accessible rapidement par l’autoroute (arrivés par l’A89 et l’A75 au sud, nous repartons par l’A89 et l’A71 au nord). Une Auvergne où nous reviendrons pour retrouver cette image d’un matin si calme et si paisible.bis-7045

 

 

 

7 commentaires sur “Ballade en Auvergne : zones humides sous le soleil

  1. Oui , de si belles photos dans cette lumière d ‘automne , un texte qui nous donne envie de partir hors des sentiers battus avant que l ‘hiver n ‘ arrive !

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  2. Que dire des robots ? A chaque fois que de nouvelles machines furent inventées ( le métier à tisser Jacquard etc.. L’automatisation dans les entreprises ) ça a crée des remous dans le milieu d’ouvriers et autres employés , l’inconnu fait peur et parfois à juste titre , dans les situations de transition il y eut pertes d’emploi. Et nous sommes à nouveau devant ces dilemmes , comme tu nous le fais si bien remarqué .
    Dans les réflexions de vivre et de consommer autrement nous pouvons sans doute aussi trouver de nouveaux emplois . Emploi qui seront liés à la proximité et au partage . Emplois dans les énergies renouvelables, emploi dans la paysannerie , plus de monde à travailler la terre avec plus de bio et moins d’engrais. Et je suis une éternelle idéaliste: le partage du travail , en acceptant de travailler moins et partager un job pour que tout le monde puisse travailler . Travailler moins pour gagner moins . Partager plus pour vivre mieux . Oh! Yeh!

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