Nous l’avions annoncé, nous, Danièle et Norbert, proposions à tous ceux qui ont suivi notre parcours d’écriture, les amis mais aussi ceux du web, de se retrouver pour fêter les dix ans du Clairon et pour célébrer les trois ouvrages (un roman, deux chroniques familiales) que Danièle a publiés cette année.
Alors ce fut finalement le samedi 3 septembre qu’une cinquantaine de nos proches se réunirent à la buchette, notre maison, équipée pour la fête. Des amis tout proches, mais aussi ceux venus du Danemark, d’Allemagne , de Paris, d’Aix-en-Provence, de Poitiers. Des visages qui nous ont donné ce joli pêle-mêle.
La fête se présentait en deux parties: L’après-midi piscine, goûter, et ateliers, le soir repas, bavardage et musique.
Une fois les invités arrivés (comme souvent ce sont les plus éloignés qui arrivent le plus tôt), les ateliers mettent un peu de temps à recruter, dans l’indolence d’une après-midi chaude, concurrencés par la fraîcheur de la piscine.
C’est l’atelier Oenologie qui démarre le premier. Thème du jour : les vins d’Auvergne avec des rosés bien frais (rosé de Corent, de Boudes, de Chateaugay…). Un peu de théorie sur le vin et sa dégustation et beaucoup de pratique … Pour un public cosmopolite: Danois, Allemands, Italien, libanais.
Danièle ne tarde pas à ouvrir son atelier d’écriture. Le principe ? L’animateur formule une proposition d’écriture et laisse les participants rédiger à leur rythme. Chacun a le loisir ensuite de lire son texte et d’échanger. L’animateur peut faire appel à des textes de la littérature en rapport avec le sujet.
C’est à chloé, la spécialiste, que revient le lancement de l’atelier Jeux . Jeux, c’est à dire tous les jeux de sociétés, d’ambiance, un moyen de passer un bon moment entre amis.
Michelangelo s’occupe de l’atelier Photo-Strobist. Les veinards sont au frais, dans la pénombre de la chambre Zen. Chaque jour 550 millions de photos sont téléchargés sur les réseaux sociaux. Nous sommes de plus en plus tous des photographes, du banal selfie aux créations les plus abouties. Alors il est toujours possible de faire de meilleures photos! Dans cet atelier, il s’agit de montrer à des non-spécialistes qu’on peut faire du portrait en lumière artificielle, du studio, avec un équipement minimaliste.
Un flash cobra couplé à un parapluie, un réflecteur pour déboucher les zones d’ombre, un fond de couleur unie et voilà votre chambre à coucher transformée en studio digne d’un professionnel. Il vous reste à régler l’équilibre des sources de lumière et leur direction.
Et à trouver un modèle intéressant et suffisamment patient pour garder la pause au fil des essais. Mais le résultat vient souvent récompenser vos efforts. Satisfaction pour le photographe, mais aussi pour le modèle qui découvre un aspect inédit de sa personne.
Mais l’heure tourne et la nuit s’annonce avec la venue des visiteurs du soir. Le buffet est maintenant dressé avec les mets que chacun a amené – le choix est difficile.
Chacun trouve ce qui lui convient. Mais les convives n’ont pas conscience du travail de préparation qui permet cette fluidité.

C’est l’oeuvre de nos deux hôtesses serveuses que nous avons embauchées pour la soirée; elles n’ont pas ménagé leurs efforts … et leurs sourires. Celia,la fille de Chloé et sa copine de lycée Julie. Des « extras » au top !
La cour s’est peuplée de tables dispersées avec l’éclairage intime de lumignons qui rassemblent autour d’eux des convives ravis de se retrouver.
Les musiciens invités nous avaient donné un avant-goût de leur talent dans le jardin, entrainant les danseurs (-ses) dans des rythmes de samba endiablés. Ce sont des amis de Marie-Lucie, leur groupe s’appelle De’xarolar Autour de leur table, le rythme se retrouve, les voix s’affirment en douceur.
Cette fête a été une bonne occasion de se retrouver et de passer une soirée agréable. Sans oublier ce qui nous a réunis : des passions (l’écriture, l’image, l’édition) qui trouvent avec internet et les nouvelles formes d’éditions (blog, auto-édition) une expression inédite.
Alors longue vie au Clairon, aux Mots Justes et à l’écriture !
Et merci à Carole et Michelangelo pour leurs excellentes photos et videos .



Le vallon n’est pas désert, de nombreuses bergeries s’étalent le long du parcours.
Arrivés au col des tufs blancs (2304 m), nous comprenons qu’il faudrait poursuivre plus haut-jusqu’au Col des Génisses pour profiter du panorama sur le Mont Blanc que nous avait promis Martine. Alors, les jambes fatiguées et l’estomac creux nous commandent de retourner au refuge où le repas de midi se prépare. Poulet aux agrumes accompagné de ravioles sautés, Pascale et son équipe ont fait des merveilles en cuisine. La prochaine étape sera la descente; mais nous avons le temps , le temps de flemmarder devant ce magnifique paysage.
Et d’observer le manège des vaches qui se rapprochent progressivement de la salle de traite mobile. Il est bientôt 15H et la traite bi-quotidienne va commencer Ces Tarines aux yeux joliment maquillés constituent l’essentiel du troupeau, avec quelques Abondance, c’est la règle de l’appellation Beaufort.
Le moment du retour se rapproche. Le service se termine pour l’équipe du refuge . Martine et Pascale, le pilier de l’établissement,viennent partager quelques nouvelles avec Danièle à l’ombre du parasol.
Nous serons vite en bas sur le parking du Tovet. Mais la descente , sous le soleil impitoyable de l’après-midi nous a semblé plus difficile que la montée de ce matin.
Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers la vallée d’en face. On monte par une route souvent étroite et abrupte vers le col de la Madeleine.Tout en haut, le panorama est exceptionnel. Ce matin-là le Mont-blanc est devant nous, sans brume, sans nuage, faisant la joie des touristes prompts à se faire photographier en situation.Nous avons quitté la Tarentaise et ses reliefs puissants mais relativement doux. S’ouvre maintenant devant nous la descente vers la Maurienne et ses montagnes, ses hautes montagnes.
C’est sur ce relief tabulaire que les gaulois auvergnats – les arvennes – avaient installé sans doute leur capitale : plusieurs centaines d’habitations, un sanctuaire, un théâtre, des ateliers…Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui se situe sur les pentes exposées au Sud: Les rangs de Gamay bien alignés, dans la perspective des puys qui se succèdent jusqu’au Puy de Dôme. 

D’autant plus que l’intense contient souvent en lui-même une destruction possible, au moins une prise de risque. Quoi de plus de plus intense, lorsqu’on a réussi dans la vie, qu’on a la forme physique et les moyens financiers (au moins 50 000€) de tenter l’ascension de l’Everest ? Chaque année, ils sont près de 2000 sur les pentes, mais des dizaines de ces alpinistes amateurs ne reviennent pas de cette dangereuse ascension.
Ainsi un facteur de la Poste qui, avec l’expérience, connaît bien sa tournée est plus efficace, il peut finir et se libérer plus tôt à la différence du temporaire qui va galérer et finalement dépasser son horaire. Mais les gestionnaires de la distribution vont rechercher de leur côté la polyvalence, la disponibilité pour remplacer un collègue absent ou répartir sa tournée. La routine est leur ennemie.
Pour bien comprendre l’ambition sportive, il faut se rappeler que le Causse Méjean, grande pénéplaine calcaire et dolomitique, est le plus haut des Causses (altitude moyenne : 1000 m) et qu’il domine, par des falaises abruptes, de quelques 600m les vallées du Tarn et de la Jonte. Toutes les bourgades importantes sont dans les vallées et toutes les routes d’accès franchissent (avec plus ou moins de lacets ) ce dénivelé.
La route, signalée comme difficile (mais qui voit le panneau sur le pont du Tarn?) et interdite aux véhicules de plus de six mètres, est la voie d’accès la plus rapide en venant de l’A 75 pour atteindre le gîte de Riesse.

Les habitants manquent mais pas les animaux sauvages. Le loup qui est revenu, on ne sait comment, et dont tout le monde parle mais que nous n’avons pas vu. Et les Vautours, réintroduits dans les années 80 venant d’Espagne, acclimatés dans des volières et relâchés en 1991, qu’on voit maintenant partout planant entre les falaises…mais si haut, si loin qu’il n’est pas facile à photographier même au téléobjectif malgré un affût de quelques heures.
Le lendemain , le beau temps permet d’envisager une expédition sur le Tarn. Les barques et les canoés pour la descente du Tarn à partir de la Malène. La descente en barque , conduite par un batelier-expert (permis de navigation et permis de transport de personnes) nous permet d’apprécier ce mode de navigation traditionnel, du temps où la route n’existait pas. Sans moteur, mais avec deux bateliers munis de lattes, les anciens (voir
La barque était construite à l’aide de grossières planches.A l’arrivée, le batelier remontait le parcours en tirant son embarcation , quelque fois à l’aide de chevaux. 
Mais il faut bien connaître les passages et les dangers à éviter. Notre batelier s’appelle Damien; il a repris le flambeau de son grand’père, un des fondateurs, il a préféré quitter la banque pour retrouver cette nature qui lui manquait, malgré la relative précarité de son activité. Ces bateliers sont organisés en coopérative et apprécient un petit like sur 
C’est une immense caverne à 100 m sous le Causse pleine d’une forêt de stalagmites, après une descente en funiculaire sur plus de 200 mètres. L’orifice du gouffre était connu de tout temps des bergers mais il a fallu l’audace et les connaissances du duo Louis Armand, forgeron et Edouard-Alfred Martel, spéléologue, pour organiser le 18 septembre 1897 la première expédition. Ce n’est qu’en 1927 qu’elle fut aménagée pour recevoir du public. Jeux de lumières agréables, commentaires pas vraiment passionnants, mais le tout est très reposant à l’abri du vent qui souffle sur le Causse.
(et équilibrés) et l’hébergeur payé, le ménage se termine après le repas, les plus sportifs n’hésitent pas à faire en vélo un aller-retour jusqu’à La Malène (600m de dénivelé négatif et positif !) avant de ranger les bicyclettes sur les porte-vélos.



Le secteur des services à l’heure d’Internet 2.0
Les plages de Martinique
Beaufortain : la montagne préservée
Les marchés de Martinique et la cuisine créole
Les Bois Noirs


la productivité croissait dans la production agricole sous l’effet de la mécanisation et l’introduction des engrais . On pouvait produire beaucoup plus avec moins de travailleurs. En conséquence un exode massif frappait toutes les régions rurales. Mais on constatait que dans le même temps les industries créaient énormément d’emplois et pouvaient ainsi embaucher les ruraux en surnombre.
Ainsi le Forum économique de Davos a-t-il annoncé la disparition dans les cinq ans de sept millions d’emplois dans les économies avancées, compensés par 2 millions d’emplois générés par ces transformations. Cinq ans , ce n’est pas 20 ans , c’est demain!
Cette évolution qu’on promet à tous les terriens, la France, comme la plupart des pays développés, la connaît depuis longtemps et le mouvement s’accélère : En 2010, 77,5 % de la population française vit en zone urbaine, soit 47,9 millions d’habitants, d’après
A L’inverse l’urbanisme péri-urbain fait l’objet d’un procès implacable : responsable de l’étalement urbain, il favorise l’usage de l’automobile, consomme inutilement des espaces précieux, accroît les coûts d’infrastructure et finalement renforce la ségrégation sociale.


Ce n’est plus « Paris et le désert français » et le centralisme contre-productif que l’on dénonçait dans les années d’après-guerre, mais « La métropole et son désert environnant » appliqué à nos 28 métropoles – 28 c’est d’ailleurs trop, à l’image de nos régions qui ne sont plus que 13 ! La taille critique ! Toujours la taille critique! On compare alors aux « puissantes » régions allemandes, en oubliant que le Land de Brême est plus petit et bien moins peuplé que l’agglomération Lyonnaise !
. On se retrouve vite avec Danièle chez un radiologue qui, sans faire un diagnostic précis (le terme d’embolie est évoqué) , s’inquiète de l’image pulmonaire. Danièle n’hésite pas, consulte le SAMU qui nous envoie une ambulance.
L’oxygène sous la narine et un coup d’œil sur la saturation d’oxygène (vous savez cette petite pince qu’on fixe au bout de l’index), dans l’attente qu’elle dépasse les 90%, signe d’un rétablissement de la machinerie pulmonaire.