Rappelez-vous : ce fut le feuilleton de ce printemps 2015. Les taxis contre Uber . Les manifestations, les prises de bec, les agressions de chauffeurs –et même de passagers- Uber.
Et à la suite François Hollande qui déclare Uberpop illégal et cible privilégiée des interventions policières. Et puis le PDG d’Uber qui jette finalement l’éponge.
Alors on se dit qu’on se trouve dans un épisode typiquement français : les corporatismes qui prennent en otage les pouvoirs publics malgré le succès de nouvelles pratiques auprès du grand public.
Sauf que l’incendie Uber se propage sur l’ensemble de la planète. A Mexico ce sont 10000 taxis qui manifestent, à New-York les 20000 VTC sont accusés de renforcer les embouteillages, le Maire Di Blasio envisage de limiter leur croissance. A Séoul Uber voit le jour sous une autre forme, sous un autre nom : Kakao Taxi et se concilie les taxis existants. A Montréal les taxis utilisent la manière forte contre les Uber , mais à la canadienne : juste des œufs balancés sur les voitures
Alors que nous annoncent ces grandes manœuvres ? On pressent vaguement que la révolution numérique est en train de bouleverser tout notre système productif et nos pratiques de consommation. Dès 2013 Le Clairon s’était interrogé sur la question :
Le secteur des services à l’heure d’internet 2.
Renouveler le tertiaire : des services pour aujourd’hui et pour demain !
Amateurs versus Pros
En ligne de mire, les grands réseaux de vente ou de services :
la banque est une activité de plus en plus immatérielle, le contact avec un employé étant réservé à des opérations exceptionnelles (montage de prêts, investissements…), la poste concurrencée par les mails doit trouver de nouvelles prestations pour rentabiliser le réseau des facteurs, Les services des impôts voient leur activité réduite et modifiée par les déclarations en ligne, la musique en ligne , le livre numérique mettent en danger disquaires et libraires. La liste est longue.
Face à ce Tsunami, on peut observer certaines zones de résistance Dans la banque, si 60% des clients souhaitent des services par le canal numérique, le contact avec un conseiller est encore apprécié par 25% des clients. En conséquence, les enseignes bancaires ne sont pas prêtes pour l’instant à liquider leur réseau physique (et à affronter les conséquences sociales d’une telle orientation). Dans la santé, face à la concurrence des lunettes en ligne, la rencontre avec un opticien de proximité est vécue par la majorité des clients comme rassurant (tant que les mutuelles prennent en charge le surcoût)
Mais finalement, la surprise vient plutôt de l’explosion des services de particulier à particulier qui prend de court des secteurs classiques de service qui ne l’avaient pas du tout venir : Les médias de petites annonces, complétement balayés par Leboncoin, l’hotellerie et les locations saisonnières menacées par Airbnb, les taxis par Uber, la SNCF et les autocars par BlaBlacar, la location de voitures par Ouicar ou Drivy, les traiteurs et restaurateurs par Cookening ou Supermarmite …
Selon une étude réalisée par l’organisation professionnelle des hôteliers espagnols, l’offre pour les locations touristiques entre particuliers a dépassé en 2014 celle des hôtels et des autres types d’hébergements traditionnels.
La seule ville de Barcelone concentre à elle seule plus de 137.000 lits sur les plateformes collaboratives, soit presque le double de l’offre conventionnelle, selon cette étude.
D’après la SNCF , le covoiturage aurait entraîné la perte d’un million de voyageurs pour le réseau du chemin de fer.
Le phénomène s’accélère. Chaque année, chaque mois qui passe, met en avant de nouveaux services, de nouveaux modes de consommation qui inquiètent les producteurs en place.
A quoi tiennent ces succès ?
• D’abord aux technologies de l’information : que serait Uber sans les GPS dans nos smartphones, sans les algorithmes qui mettent en relation immédiate l’offre de transport et la demande de l’usager ? Que serait Airbnb sans la cartographie numérique et sans la photographie numérique qui met en valeur la proposition de séjour.
• Et puis une autre démarche des offreurs de service qui s’appuie sur une autre attitude des clients. Par exemple l’offre informelle de taxi a toujours existé, peu dans les pays développés où les contrôles sont plus stricts, mais largement dans les pays moins développés.
En Afrique ou en Inde les propositions de simples conducteurs sont légion aux abords d’une gare ou d’un aéroport. Généralement moins chers mais aux risques et périls du voyageurs.Les tarifs peuvent réserver des surprises et l’arrivée à bon port n’est pas toujours garantie.
Le génie d’Uber – et d’autres sites comparables- c’est de proposer un tiers de confiance, à savoir : grâce au site, les prestataires sont enregistrés, les risques sont assurés, les transactions monétaires sont exclues au profit d’un règlement en ligne selon un tarif transparent et connu à l’avance. Ajoutons que les prestataires sont notés (ainsi que les clients), rendant moins probable une mauvaise surprise.
• Au final des tarifs plutôt inférieurs aux prestataires officiels et une qualité de service annoncée et contrôlée supérieure. Que demande le client ?
• Une meilleure utilisation des ressources matérielles : De nombreuses études démontrent qu’en moyenne, une voiture est inutilisée 95% du temps et coûte plus de 5000 € par an à son propriétaire.
Une nouvelle génération de service se profile avec l’apparition de nouveaux protocoles du type Blockchain qui pourraient amener à une nouvelle étape et à la disparition des plates-formes et de la notion de tiers de confiance. Nul besoin dans ce cas d’un intermédiaire. Par construction les données sont sécurisées et l’historique des transactions infalsifiable.
- Alors pourquoi hésiter ? Comment interpréter la réticence des pouvoirs publics?
Aux quatre coins de la planète les pouvoirs publics hésitent entre trois attitudes : laisser faire, interdire ou réguler.
• Le laisser faire n’est pas tenable longtemps. Les corporations menacées ont des moyens de se faire entendre : les taxis bloquent la circulation, les hoteliers invoquent les pertes d’emploi dues à la concurrence jugée déloyale des particuliers. Les rentrées fiscales sont menacées d’assèchement.
• L’interdiction : En Allemagne ce sont les tribunaux qui ont rejeté tout service UberPop. En France la loi Thevenoud (oui! le député qui souffre de « phobie administrative ») prévoyait une interdiction au 1er janvier 2015. Mais il a fallu que la société Uber retire son application Uberpop pour que l’interdiction soit effective, vue la faiblesse juridique de la décision.
• La régulation : En Californie, des projets de loi sont avancés pour réduire la portée du service Airnbnb. A paris la mairie traque les abus et les multi-propriétaires . A Barcelone la nouvelle municipalité a décidé de réduire l’activité d’Airbnb, accusé d’aggraver la crise du logement. L’an dernier, Airbnb a conclu des accords avec des villes telles que Amsterdam aux Pays-Bas, ou Washington et Chicago aux Etats-Unis, afin d’appliquer une taxe aux touristes utilisant ses services. La commissaire européenne au Marché intérieur et à l’Industrie, Elzbieta Bienkowska, a par ailleurs annoncé récemment qu’une réglementation de ce type d’activités serait présentée d’ici quelques mois.
Les deux premières attitudes ne manquent pas de partisans : libéralisme de laissez- faire ou conservatisme protectionnisme, qui, chacun, mènent à terme à la destruction des structures qu’ils prétendent défendre.
La régulation s’impose comme la solution pour accompagner ce puissant mouvement sans dynamiter les protections actuelles et les contributions fiscales existantes. Les questions à régler sont vastes :
• -Le périmètre de l’activité et le nombre de prestataires : La ville de New-York envisage de limiter la croissance des VTC dans la ville Dans de nombreuses villes les offreurs de Airnbn doivent s’enregistrer auprès des autorités.
• –Des limitations à l’activité : A Barcelone, les offreurs d’Airbnb ne peuvent louer que 2 chambres maxi et pendant un maximum de 1 mois pour une totalité de 4 mois dans l’année, comme à San Francisco et Amsterdam.
• –Le statut des prestataires :En Californie les chauffeurs d’Uber doivent être considérés comme des salariés, ont estimé les autorités californiennes dans un jugement, rendu public mercredi 17 juin, à l’inverse des positions d’Uber qui les considère comme des travailleurs indépendants : ils ne perçoivent pas de rémunération fixe mais conservent environ 80% du prix de chaque trajet. Ils ne bénéficient pas d’avantages sociaux. Et prennent aussi en charge les frais d’essence et de maintenance de leur véhicule.
• . La fiscalité des activités : Si une taxe de séjour a été mises en place dans beaucoup de villes, les activités de loueur ne sont pas soumises à la TVA, sauf pour la commission perçue par le site Airbnb. En revanche les loueurs doivent déclarer les revenus générés par l’activité. De même les chauffeurs occasionnels de feu Uberpop doivent déclarer leurs revenus au titre d’auto-entrepreneurs. En théorie les nouvelles activités devaient donc être soumises aux mêmes contraintes sociales et fiscales que les entreprises classiques. Le problème réside dans la difficulté du contrôle
• Le contrôle des activités : Le caractère occasionnel de l’activité, la dispersion entre des milliers de prestataires, rend très difficile un contrôle efficace des pouvoirs publics et incite donc les prestataires à choisir l’évasion fiscale. La solution technique consisterait en une obligation imposée au site gestionnaire de communiquer aux services publics l’état détaillé de l’activité de chacun des prestataires. Les sites évidemment s’y refusent et pour l’instant aucune autorité ne s’est risquée à l’imposer par la réglementation.
On n’a pas fini de parler de ces nouveaux services. On peut simplement regretter que les divers gouvernements , au lieu d’anticiper ces transformations qui auront un impact majeur sur nos société , se contentent de répondre au coup par coup aux pressions des acteurs et des corporatismes.
Certains voient dans l’apparition de ces nouveaux services la préfiguration d’une société post-capitaliste où chacun serait à la fois producteur et consommateur. Ne rêvons pas. Pour l’instant on peut simplement considérer qu’il s’agit de l’extension des rapports marchands à la sphère privée. L’innovation provient essentiellement du numérique qui nous libère de la nécessité des structures administratives d’une entreprise et réduit drastiquement le montant du ticket d’entrée et les coûts de transaction. Un circuit court du particulier producteur au particulier consommateur, en quelque sorte.
Une manière de dépasser la frontière entre amateur et professionnel.
Mais, dans ce vaste mouvement, il existe aussi des démarches purement collaboratives, où le profit ne rentre pas (ou de manière secondaire) en ligne de compte et qui peuvent vraiment transformer les rapports sociaux. .Mais c’est un autre sujet que Le Clairon ne manquera pas de développer.




Nous arrivons très tôt, à 8 h et demie sur le parking encore désert, ce qui nous permet de choisir la place la plus ombragée. Les chemins partent au sud ou au nord de la rivière,longent le Guiers en traversant de larges pelouses où s’installent les pique-niqueurs autour des tables implantées par le parc. Les familles ne vont souvent pas plus loin, ravies de passer une après-midi dans la fraîcheur. Les promeneurs plus sportifs se retrouvent dans les chemins en direction des cascades sur des pentes plus escarpées, surtout sur l’accès Nord qui permet une arrivée par le haut . C’est là qu’on aperçoit la source (l‘exsurgence puisque le Guiers Vif est dans un premier temps une rivière souterraine) qui sort de la falaise et alimente les quatre cascades inférieures :cascade des Sources, Grande cascade, cascade Isolée, Pisse du Guiers. Des deux cotés la perspective est fermée par ces falaises calcaires qui dominent de 500m le plancher du cirque.

les religieux observent une clôture perpétuelle, un silence presque absolu, de fréquents jeûnes et l’abstinence complète de viande. Enfin… un isolement presque total, puisqu’il faut bien sortir les poubelles…








Une halte au Café Archirel (toujours actif de nos jours) pour un casse-croute (une omelette aux champignons p.ex) accompagnée des bulles d’une roussette bien fraîche, les a vite décidés (ma mère, sans doute, plus téméraire que mon père) à donner suite à la proposition de l’aubergiste d’acheter la maison d’en face à Mme Bouvard, récemment veuve d’un musicien de l‘Opéra de Lyon.

Cela dura encore de nombreuses années, jusqu’à ce que tout le monde se résolût en 1994 à vendre la maison, à un acheteur qui envisageait d’y prendre sa retraite dans un futur proche. A la différence de ma mère, il a donné suite à son projet, elle est toujours occupée de nos jours.
un lien de convivialité tout simplement qui ponctue nos vies de moments dont on se souvient.


Inutile à mon sens d’en faire des porte-paroles du malaise des banlieues, les frères Kouachi ont vécu une bonne partie de leur adolescence en Corrèze et Maxime Hauchard, complice d’une décapitation orchestrée par Daesch, est originaire d’une petite ville tranquille de Normandie. La tranquille cité de Lunel a fourni une vingtaine de djihadistes aux combats de Syrie. Des jeunes sans doute bien paumés qui sont tombés dans la fascination d’une violence valorisée et mise en scène sur Internet et/ou par le biais de prédicateurs en prison. Les succès militaires sur le terrain moyen-oriental ont apporté à Daesh une visibilité et une attractivité à un niveau dont n’a jamais bénéficié Al Qaïda. C’est bien un état fasciste qui se constitue sous nos yeux entre l’Irak et la Syrie et le fascisme a toujours su attirer et mobiliser les jeunes paumés et les voyous même au-delà de ses frontières. Une autre question est la réaction des «quartiers ».
– Le fait que le gouvernement soit clairement intervenu dans le lancement de la manif en a géné plus d’un : la survenue des évènements arrangeait bien les politiques, estimaient-ils. Les thèses complotistes (
– Et puis le mot d’ordre « Guerre au terrorisme ! » s’est rapidement retrouvé dans la bouche de Valls comme dans celle de Sarkosy. Elle rappelait la croisade funeste de GW Bush qui s’est terminée piteusement en Afghanistan et en Irak : la guerre à 3000 milliards de § et combien de morts ? Tout le monde sur le moment avait oublié, semble-t-il, le discours de Villepin du 14 février 2003 à la tribune de l’ONU qui a refusé le soutien de la France à la coalition.
Et notamment JMG Le Clezio, prix Nobel de litterature , cet arpenteur du monde et des cultures qui écrit 

A force de travail, ils ont remonté un vignoble, une maison, des installations de vinification…et leurs vins sont délicieux, de délicats Condrieu (blancs, forcément blancs vu la réglementation de l’appellation), plus ou moins boisés et un rouge puissant mais subtil (qui doit se contenter d’une appellation vin de pays). Mais ce « Gour d’Enfer » à base de Syrah et d’une touche de Viognier n’a rien à envier à bien des Côtes Rôties. Une fois les soutes du camping-car remplies des précieuses caisses, vers quelle destination allons-nous avancer ?







la plage nudiste (fréquenté surtout par les gays, affirment les mauvaises langues) interdite depuis 1998 mais très fréquentée les jours ensoleillés. A l’horizon, le Puy de Dôme tout proche. Le naturisme était traditionnel dans la région comme le montre 




Ces crevettes sauvages me font de l’oeil au rayon marée, j’imagine déjà les avocats dans leur garniture d’oeufs de Lumpe et je craque pour une pâtisserie au chocolat habituellement blacklistée de mon régime. Au rayon fromage je m’organise un match entre Beaufort d’été et Beaufort standard, les deux se retrouvent dans mon Caddie. Plus loin, c’est la pleine saison des tomates bien rouges 




qui trouvent des abris sûrs dans cette multitude d’îles dont les meilleurs repaires étaient l’île de la tortue (Haïti) ou Port Royal (Jamaïque). 



eur zone d’action est très réduite à la proximité des aéroports internationaux : quelques iles des Bahamas, St Martin et St Barth, La Barbade (qui fut un temps desservie par le concorde par un vol direct à partir de Londres ; départ 9h30, arrivée 9h45 en heure locale !)

