La fête des voisins

Pour la troisième année, le lotissement des cerisiers a fait la fête entre voisins. Comme les autres années, le temps était peu clément, après une longue semaine de beau temps. Un ciel chargé avec de beaux nuages d’un gris cendre. Il n’en fallait pas plus pour qu’on installe un grand barnum de forain qui finalement n’a pas servi.

Un minimum d’organisation  grâce à Internet pour prévoir l’affluence et pour programmer l’équilibre du buffet.

Chacun apporte sa spécialité sucrée ou salée et de quoi boire (avec modération) . Le vin de noix maison voisine avec un rosé de Provence ou un Pommard de 2008; la salade de riz avec le babaghanouch ( caviar d’aubergine) et les pizza et autres quiches lorraines :  cela fait un beau et bon buffet.

Tout le monde ne vient pas, mais une bonne moitié des foyers est présente.

Le lotissement des cerisiers vieillit (comme le reste de la localité) et les jeunes grands- parents avec petits bébés  sont majoritaires par rapport aux parents avec jeunes enfants. Ces derniers ne sont pas les moins intéressés par cette fête improvisée et la rencontre de congénères inconnus …parce scolarisés les uns dans le public, les autres dans le privé. La marelle dans la cour des filles, les courses à cheval, les parties de cache-cache dans les jardins, les gamins ne se sont pas arrêtés une minute, juste pour prendre un bout de gâteau et poser devant la photographe de la soirée.

Les  enfants jouent, les adultes parlent : On se rappelle  l’histoire du lotissement, les prédécesseurs des occupants actuels, les faits marquants : la piscine qui a servi successivement de baignoire à un cheval et à une vache, les chevaux retrouvés en liberté sur le parking….Des anecdotes amusantes mais pas de drames car c’est un lotissement stable et sans histoires, encore au milieu des prairies et des vergers. Avec un léger renouvellement toutefois ; chaque année une maison est vendue par des propriétaires vieillissant qui choisissent une villégiature plus ensoleillée ou plus urbaine. Les acheteurs sont souvent plus jeunes avec des enfants d’âge scolaire.

On évoque les aménagements en cours, les panneaux solaires installés avec plus ou moins de bonheur, les cuisines d’été qui se construisent, les fuites d’eau, le passage piéton refait mais toujours dangereux…

Et puis le temps qu’il fait (tellement sec) mais surtout le temps qui passe, les salles de bain d’origine qui ne sont plus au goût du jour et qu’il faudrait refaire, les enfants qui sont loin qu’on voit via skipe ou pour Noël une année sur deux, les retraités qui ont rejoint la ville ou le soleil,  Monsieur le maire qui ne refera sans doute pas un cinquième mandat,  la déchetterie dont il va falloir changer pour cause de rattachement au grand lyon…

Et puis, on se dit tous « à l’année prochaine », se croisera-t-on ailleurs qu’au centre commercial ou à l’occasion de la promenade du chien ? Peut-être pas, mais ce petit moment annuel de convivialité est bien agréable. Merci aux organisatrices qui pensent chaque année à nous rassembler.

Un festival pour les photographes

Le Printemps de l’Image et de la Photographie est organisé depuis 2004 , à DAVEZIEUX, près d’ANNONAY en ARDECHE (07).par l’association portant le même nom, constituée d’une quinzaine de membres actifs de divers horizons, tous passionnés de photo.

Le but principal de ce festival, non marchand, dédié à l’image et à la photographie, est de permettre à tous, amateurs ou professionnels, de vivre des moments de rencontres, de partage et de découvertes enrichissantes.

Pour cette édition 2011 ( les 14 et 15 mai dernier) , le printemps de la photo avait bien choisi son week-end ; il pleuvait et il faisait frais de manière à ce qu’on n’ait pas à regretter de passer deux jours dans les magnifiques locaux réunis autour de la halle aux muletiers de la Lombardière dont la scène se transforme en studio.

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Impression générale : beaucoup de compétences et une ambiance très bon enfant, y compris entre professionnels et débutants.

Des conférences passionnantes et pas trop longues (1h) allant de la photo naturaliste (par un spécialiste de la prise de vue des chauves-souris …), à la relation du photographe à son modèle.

Des ateliers très pointus (bravo les animatrices professionnelles) mais accessibles, sur la retouche avec Photoshop où l’on répond à toutes vos questions ! Où l’on retouche en direct vos propres photos, où on apprend à faire des montages en PAO !

Une exposition permanente avec la présence des auteurs qui expliquent leurs astuces de prise de vue, de retouche, de montage, de tirage et d’encadrement. Ainsi Gaby fait voler dans sa cuisine (en fait elle a construit chez elle un petit studio) les poivrons, les couteaux et les presse-agrumes au  bout de fils nylon invisibles. Résultat impressionnant.

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Deux ateliers de tirage en noir et blanc et des découvertes pour qui ignore (comme nous) des termes étranges comme kallitypie ou sténopée. Et, nouveauté de l’année, un atelier vidéo pour valoriser les possibilités nouvelles de nos reflex modernes.

Des modèles à disposition tout au long des deux journées pour les fans du portrait ou de la photo de mode. Le modèle homme a pu nous montrer ses tatouages qui envahissaient ses bras, jusqu’au cou, sous la lumière de la verrière, répercutée par un dispositif savant de réflecteurs; c’était l’atelier studio lumière du jour.

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Mais ce qui attirait le maximum de candidats (des hommes surtout, mais quand même une photographe), ces sont bien les deux charmantes modèles qui ont montré toute leur patience – et leur grâce – au cours de ces deux jours ; c’était l’atelier lumière artificielle avec tout le matériel pro nécessaire.

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Tout est ouvert, on entre, on sort, inutile de s’inscrire aux activités : il y a de la place pour tout le monde. Près de 450 participants, c’est une foule à taille humaine où chacun peut accéder au conférencier, à l’animateur, au professionnel de la mode ou du portrait,

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dans un rapport d’égalité et dans le partage de la même passion pour la photo.

Mais chacun peut aussi travailler seul avec le modèle qu’il a choisi et lui faire prendre les poses qu’il souhaite, réaliser ses propres tirages, faire ses propres retouches.

 

Il y a des choses qui plaisent, d’autres qui laissent indifférent ou même agacent, mais on ne s’ennuie pas un seul instant. Nous y avons passé deux jours complets passionnants et les lieux n’ont pas désempli.

Pourquoi nous aimons les Hautes Chaumes

Les Hautes Chaumes sont ces sommets du Forez qui s’étendent entre le col de la Loge et celui du Baracuchet du Nord au Sud, entre Ambert à l’Ouest et Montbrison à l’Est. Au col de la loge (1253m), c’est encore le règne des épicéas noirs et des clairières où pointent des bouquets de pensées de montagne d’un violet intense.

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Un peu plus haut, le paysage s’élargit et la vue se découvre jusqu’à l’horizon. Zones de prairies et de tourbières, les Hautes Chaumes montent vers le ciel sans un arbre pour arrêter le regard. Quelques blocs de granit et des jasseries qui leur ressemblent ponctuent l’immensité vide.

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Ces jasseries ne sont pas de simples cabanes de bergers. Ici les habitations d’estives sont vastes et relativement aménagées, car les familles complètes s’y installaient tout l’été.

Moins spectaculaires que l’Aubrac, moins perdues que le Cézallier, moins sauvages que les planèzes du Cantal, les Hautes Chaumes, toutes proches de la plaine du Forez et de la Limagne d’Ambert, ne se gagnent pourtant qu’à pied (sauf pour les jasseries du Coq Noir et celle de Garnier ) malgré leur altitude très raisonnable (elles culminent à 1634m à Pierre sur Haute) et elles offrent une vue splendide.

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Au mois de mai, les chaumes de l’année précédente couchées par la neige désormais fondue, laissent apparaître quelques jonquilles; pas d’herbe bonne à brouter encore, juste les pailles blondes avec dans les creux de tourbière où l’eau sourd des renoncules jaune vif.

Nous avons croisé le premier troupeau de moutons qui montaient très gais (et très crottés de leur hiver en étable) vers la jasserie.

C’est un pays de randonnées où les gites sont sans électricité (bougie et feux de bois) et sans eau chaude. L’auberge de Garnier est accessible par la route mais mieux vaut réserver : à moins de 10 à table on trouve porte close.

C’est un pays de fromage où sont produites les fourmes d’Ambert et de Montbrison, deux appellations d’origine, implantées respectivement sur le versant Ouest et Est. Les petites différences de techniques de production accordent à la fourme de Montbrison une pâte plus douce , à celle d’Ambert un bleu légèrement plus relevé.

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 C’est un pays d’errants et de migrateurs (les bondrées apivores du col du Baracuchet ). Pour Danièle, c’est tout près du pays de sa toute petite enfance (quand ses parents habitaient la Chevalerie, au bout du monde  au-dessus de Vollore-Montagne, à sa naissance).

 

Après avoir quitté les rares clairières où poussent les framboisiers sauvages,

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on descend vers la plaine par des sapinières et des hétraies pleines de myrtilles et de digitales (en saison) pour arriver dans les prairies fleuries de pissenlits et les champs labourés, petites parcelles pentues de terre légère et blonde, de cette agriculture de subsistance qui revit grâce au tourisme.

C’est une longue route étroite et sinueuse qui rejoint Ambert d’un côté ou Montbrison de l’autre, mais tout au long, elle est belle et offre des points de vue charmants.

Voilà pourquoi nous aimons les Hautes Chaumes !

 

*Les photos 2 et 3 sont empruntées à Wikipédia

Les multiples vies des objets et des maisons

Norbert est le champion du recyclage et m’initie à la circulation des choses qu’il voit comme un métabolisme qui accompagne nos propres cycles de vie. Il dit que chaque étape de notre vie change notre environnement matériel domestique : mariage, naissance des enfants, divorce, déménagement, décès des ascendants, départ des enfants…  A chaque échéance, nous sommes acculés à un choix existentiel :

·         Conserver : combien avons-nous visité de maisons – avant d’acheter la nôtre- où les propriétaires vieillissant avaient conservé en l’état la chambre de chacun de leurs ados  partis depuis longtemps (les posters sur les murs, les maquettes du garçon, les peluches de la fille…).

·         Jeter et racheter : La société de consommation nous y pousse tous et finalement nous sommes tentés de repartir à zéro dans un nouvel environnement d’objets neufs lorsque nous abordons une période nouvelle de notre vie. 

·         Les objets ont peut-être aussi droit à une deuxième vie (ou une troisième….) quand ils n’ont plus leur utilité dans un certain contexte domestique. Alors recyclons, récupérons, vendons, échangeons, rénovons avant de jeter !

bruynzeel.1303219916.jpg Les étagères Bruynzeel dont nous étions tous les deux propriétaires et que nous avons mises en commun lorsque nous nous sommes mis en ménage. Celle de ma première cuisine (rue Broca- 1973) peinte en bleu est maintenant dans la chambre de Filo après avoir été décorée par Claire qui l’avait dans sa chambre à La Buchette. Mais nous en avons bien d’autres qui servent dans les dressings successifs ou bien sont démontées et rangées en attente du déménagement de l’un ou l’autre. Claire les a eues comme bureau à Lyon et c’est maintenant dans le dressing de Nora qu’elles continuent leur vie.

La commode Ikea de ma chambre parisienne a trouvé sa jumelle venant de Norbert et elles vivent côte à côte à l’étage de La Buchette.

Clara veut bien de ma table basse Habitat qui a plus de 30ans que tout le monde aimait bien mais dont personne ne voulait pour cause de vernis défraichi. Poncée et revernie, elle est comme neuve pour qui vit au ras du sol sur des tapis.

Mon lit parisien a eu une vie encore plus étonnante : partagé en deux lors de notre arrivée à Lissieu, il est devenu lits d’enfants. Réuni pour un locataire très grand, très exigeant et absentéiste, il a peu servi. Descendu dans la chambre zen, il a été remonté dans celle d’Andréas et de Mona qui y ont laissé le leur, récupéré depuis par Clara qui a rangé le sien dans la chambre zen.

armoire-paris.1303220109.jpg Il y retrouve maintenant l’armoire Louis-Philippe en acajou de cuba que Norbert avait récupéré pour trois sous au fond de l’entrepôt d’un brocanteur de la porte de Clignancourt à Paris qui y entreposait ses outils. Ramené à Lyon l’armoire branlante est confiée à Doumé, éducateur reconverti en ébéniste-restaurateur qui saura lui redonner la solidité de sa structure et la luminosité éclatante de son placage.

Le buffet d’Hanna, jugé trop grand pour le séjour de Civreux et promis à la vente, est resté un moment dans la chambre zen, puis partagé en deux, a retrouvé sa place à Civrieux avant de partir chez Nora.

 

Mes canapés parisiens qui avaient servi dans la salle commune des enfants sont partis chez le frère d’Elodie, pendant que le canapé donné à Claire par sa voisine de la rue Palais-Grillet a terminé sa vie chez les VG à Vaise.

Norbert avait acheté des chaises hautes pour chacun de ses enfants chez un artisan de Saint-Benoît dans l’Ain qui les fabriquait comme au siècle dernier. Entretemps, les enfants ont grandi et les chaises sont bien abimées. Un bon travail de rénovation est nécessaire avant de les offrir à la génération suivante. Décirer, décaper, poncer, reteinter, patiner avant de les confier à une rempailleuse qui me les rendra dans deux mois.

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Lorsqu’il s’est agi de vider la maison familiale de Civrieux où les enfants ont vécu 25 ans, il a fallu répartir les meubles mais aussi dégager tous les placards, les cagibis, les celliers, le grenier. Trier des centaines de choses et finalement se débarrasser d’une marée d’objets hétéroclites sans savoir trop quoi en faire.

Nora et Clara ont pris leur courage à deux mains, encouragées par Quentin, et se sont retrouvées au vide-grenier de Morancé par ce beau dimanche d’Avril.

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Norbert amènera les invendus au bric à brac de l’Oasis (l’équivalent d’Emmaüs à Villefranche).  

Restent quelques meubles ( avis aux amateurs:  une armoire à glace , un lit campagnard , un lit Ikea , une chambre d’ado ) qui ne valent pas le coup de se retrouver chez quelque antiquaire chic mais qui pourraient intéresser quelque acheteur sur leboncoin.fr

Et puis, il y a  donnons.org que nous venons de découvrir grâce à Chloé où presque tout peut trouver preneur et emporteur en un rien de temps. Et en tout dernier ressort, la déchetterie.

Il reste bien quelques objets qui échappent à ce métabolisme et stagnent au grenier ou sous un lit. Une table réparée par Norbert et à laquelle je suis très attachée, un canapé qui pourrait encore servir… peu de choses en fait.

armoire.1303221465.jpg Parfois notre amour pour certains objets nous amène à tenir compte de leur présence amicale lorsque nous faisons  des choix de vie ou de lieux. Ainsi Emmanuel ne peut emménager avec Marie dans un nouveau logement que si ce dernier est compatible avec la taille démesurée (plus de 2m50) du meuble qu’il tient de son grand-père, une belle armoire en acajou moucheté.

L’écologie nous a appris la nécessité de vivre en harmonie avec la nature sans qui l’homme est promis à sa perte. Mais il en est de même avec les objets qui nous entourent, si l’on ne veut pas épuiser prématurément les ressources de notre planète !

 

Etes-vous hercynien ?

Avez-vous remarqué comme le mot hercynien revient souvent en ce moment ?

41wfumhhohl_sl500_aa280_.1298482311.jpgHercynien le nouveau disque de Nolwenn Leroy qui chante les bretons et Alan Stiwell – « Je me vois comme un miniscule fragment de roche, un petit caillou attaché à sa côte sauvage, projeté au loin par des vents contraires et violents, un bout de granit solide qui a résisté et gardé au fond de sa mémoire les chants de cette roche, les chants de cette mer” .

Hercyniens les textes du chanteur Jim Yamouridis qui s’est installé près de Clermont-Ferrand et compose du folk-country ! Je ne me souviens que de ces deux là mais écoutez bien, il y en a plein

Allez savoir pourquoi, le commentateur ajoute souvent après cette épithète géomorphologique quelques remarques sur le granit et l’identité française. De là à penser que l’identité française serait hercynienne et granitique, il n’y a qu’un pas.

Pourtant la chaîne hercynienne  qui est la grande chaîne de montagne qui se forme du Carbonifère au Permien lors de la collision des continents Gondwana et Laurentia-Baltica pour former le super-continent Pangée s’étend jusqu’à l’Oural. Et les premiers gaulois n’étaient pas nés lors de l’orognénèse hercynienne qui dura de – 400 millions d’années à -245 millions d’années (source Wikipédia)

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Certes, le massif armoricain et le massif central ( ci-dessus le mont lozère, typique de ces plateaux rabotés) sont pour partie des massifs hercyniens, comme le Morvan, les Vosges et le Mont Blanc, mais à rechercher trop profondément ses racines, il ne reste pas grand chose !

Et que fait-on de nos bassins ( Parisien, Aquitain), de nos parcs Jurassiques, des Pyrénées (ci-dessous), de la presque totalité des Alpes ? Pas vraiment nos racines ?

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L’emploi du mot hercynien est sans doute une mode qui passera ; ce qui ne passe pas en revanche c’est cette vaine recherche de l’identité française qui nous fait reculer toujours plus loin dans le passé.

Pourtant Jim Yamouridis est un australien d’origine grecque et Nolwenn Leroy parle des bretons comme des marins et des expat. Qu’y-a-t-il d’ hercynien et d’identité nationale dans tout ça ? Rien !

 

Première quinzaine de retraite

De Danièle

Je suis à la retraite depuis 15 jours et j’ai l’impression de ne pas arrêter. Week-end Aïkido le 12 février  avec Mickael Martin qui fait un détour par le Dojo de Chasselay, aimablement prété au club de Lissieu. Une vingtaine de pratiquants sur le tatami, dont beaucoup confirmés, souvent des 4 coins de France, voilà une expérience stimulante pour le club débutant de Lissieu.

  Entre les activités du club photo , celles du club d’aïkido , les préoccupations familiales , les fêtes pour mon départ en retraite et la mise en ordre du jardin et de la maison pour le printemps, divers rangements à Civrieux et à Lissieu et la participation pour la première fois à l’assemblée générale du lotissement à laquelle je n’allais jamais, je n’arrête pas. 41uups95v3l_sl500_aa300_.1298310998.jpg

Je suis épuisée physiquement et émotionnellement et je n’avance pas dans le lecture du dernier Dennis Lehane « Un pays à l’aube » . (Ce roman noir situé à Boston, comme toute l’oeuvre de Lehanne : Mystic, river, Shutter Island …, nous amène dans l’amérique ouvrière du début du siècle dernier. Boston, aujourd’hui cité chic de la côte Est, a sans doute du mal à se rappeler son passé très industriel, ses quartiers populaires, et sa radicalité ouvrière).

Norbert qui a de l’expérience me dit qu’il y aura aussi des moments creux.

dan-claire.1298312472.jpg Ce qui est sûr, c’est que je suis de plus en plus heureuse et consciente de l’incroyable cadeau que me fait la société : je suis une rentière ! Libre de faire ce que je veux de mon temps. De plus en plus sereine, libérée des enjeux de pouvoir et d’argent, libérée du souci des apparences, libérée de la crainte de ne pas être à la hauteur. Libre de me retrouver dans une bonne auberge avec les miens ( avec Claire ci-contre à gauche) pour fêter cette nouvelle disponibilité.

 

J’existe tout simplement pour témoigner d’un monde plus sage, plus serein, plus coopératif.

Autour de nous, cela reste une société profondément injuste, je n’y peux pas grand-chose et je n’ai pas le goût des engagements politiques militants. Pourtant les choses changent, dans les pays arabes, dans la conscience des français d’être gouvernés par des incapables et des malhonnêtes, étroits et repliés dans leur ignorance du reste du monde. Et j’espère que cela changera encore.

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Notre chien connaît 40 mots

Wiki, notre chien, prénommé ainsi en hommage à Wikipédia ne connaît que  40 mots. Il se sent très mal depuis qu’il a appris que l’un de ses congénères en maîtrise 1023 ! Il mange à peine !

En effet Chaser, chienne Border Collie, surdouée et bénéficiant d’un enseignement de haut niveau, apprend dix mots nouveaux par jour.

chaser.1295604494.jpg Il paraït que son maître, un professeur de psychologie à la retraite , a du mal à réfréner son ardeur à apprendre. Son apprentissage s’est porté sur quelques centaines de jouets, chacun différent, qu’elle va ramener sur la demande de son maître ( Ici la vidéo )

 

PourWiki, c’est un nouveau constat d’incompétence après le jugement terrible de son précédent maître (nous l’avons adopté à un an) qui envisageait la solution finale pour se débarrasser du jeune chien berger  « pas bon pour les vaches ».

Nos efforts d’éducation n’ont pas été à la hauteur des prodigieuses capacités de sa race ! Il faut dire que Norbert n’a jamais consacré plus de 10 mn à ses tentatives d’éducation. Au bout du compte, ce n’est pas un chien savant , mais un compagnon attentif et bien élevé .

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Son vocabulaire -trop restreint malgré son intelligence très vive-lui suffit largement dans la vie quotidienne passionnante qu’il vit avec ses maîtres, il est représentatif de ses centres d’intérêt:

courses, ballade, promenade,  camping-car, voiture, on y va, partir, sortir, courir, trottoir, voiture, gamelle, manger, biscotte, fromage, boire, gâteau, chien, animal, Nono, Nanou, Clara, Antonio, Filo, Mémé,Civrieux, le maître, couché,  assis, à ta place, avance, recule, à droite, à gauche, pousse-toi, va-t’en, chat, lapin, la laisse, corde, chaine, dehors, pas bouger, Wiki, aboie).

Et Wiki a d’autres qualités :il est très observateur et très fort en langage non verbal. Il a aussi des modulations de voix très expressives, des regards poignants et même une certaine façon de sourire, comme Chaser,en relevant ses babines pour montrer ses dents.

Malgré tout, Norbert le pense surdoué !

 

Hivernage

Par Danièle

La neige arrive en fin de semaine. Chez Mayère les pelles à neige sont sorties et Gam vert vend du sel pour dégager les accès.

mesange-charbonniere.1290529048.jpg Il faut penser aux oiseaux : boules de graisse « nouvelle recette : cacahuètes et insectes » et graines de tournesol dans la mangeoire en forme de petit chalet . Ils en sont friands, mais pour le moment seules les mésanges et les pies sont au rendez-vous….sous le regard du chat qui n’a pas froid aux pattes. Plus tard, lorsque le thermomètre baissera au-dessous de zéro, nous verrons arriver des nuées de chardonnerets colorés et chamailleurs . Au coeur de l’hiver, ce sera le tour des gros-becs qui écartent sans vergogne tous les autres en s’imposant par leur taille , et des pinsons du nord rapides comme le vent.

Faire la récolte d’agrumes. Pour la première année, nous avons une vraie production : agrumes-nor.1290529182.jpg

10 belles oranges  mûres à point et juteuses ( on s’est empressés de les goûter: délicieuses ! ). Depuis 2 semaines elle commençaient à prendre de la couleur du fait des températures nocturnes qui chutaient. Eh oui! Les agrumes ont besoin de froid pour mûrir, mais pas trop : à partir de – 5° elles peuvent geler. Sous les tropiques les agrumes restent vertes, même à maturité. Les citrons sont plus tardifs. Ils sont encore bien verts, à part deux que nous allons tester. Espérons qu’ils muriront suffisamment sous l’abri de la piscine où nous abritons les végétaux qui craignent le froid. Les jardinières de géraniums et  les fuchsia sont rabattus  et rejoignent les agrumes à l’abri.

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Les meubles de jardin aussi. Et le camping-car, dans le hangar que nous louons sur la route des Chères, après l’avoir nettoyé de fond en comble.

Demain nous équiperons les voitures de pneus-neige et il ne restera plus qu’à contempler le feu dans la cheminée en lisant un bon roman pour affronter l’hiver que météo France prévoit rude (convergence des trois modèles de prévision climatique).

Notre vie moderne se plie mal à goûter les plaisirs de l’hiver quand il faut partir tôt le matin dans la nuit et le froid et rentrer le soir dans une nuit encore plus noire et un froid encore plus vif. Rien ne permet de profiter de ce temps de repli et de calme où l’on voudrait, comme les bulbes de jacinthe ou de tulipe, attendre les beaux jours tout simplement sans rien faire.

Je vais adorer l’hiver quand je serai à la retraite.

La rentrée 2010 des livres

Houellebecq reçoit le prix Goncourt pour La carte et le territoire.

Houellebecq,  un vieux copain dont on aurait du mal à faire un ami

Par Danièle

houellebcq.1290159601.jpg J’ai lu tout Houellebecq depuis qu’il est édité, avec des bonheurs divers. Les Particules élémentaires et La possibilité d’une île sont à mon avis les plus mauvais. J’ai une grande tendresse pour Plateforme et Extension du domaine de la lutte. La carte et le territoire fait une honnête moyenne, tendre et malheureux juste ce qu’il faut avec cette relation au père qui nous concerne tous, cynique et prophète de café du commerce avec la désindustrialisation de la France et le marché de l’art. Pas de plan cul dans ce dernier livre, pas une seule femme dans ce livre si ce n’est la tenancière de l’entreprise suisse d’euthanasie (j’oubliais Olga, tellement irréelle et désincarnée qu’elle ne laisse pas de trace !).

Houellebecq est un contemporain qui vieillit avec moi et n’aurait jamais trouvé le moyen d’être heureux :

J’avais lu Extension du domaine de la lutte lorsqu’il est paru à cause de son titre (et puis aussi « rester vivant » et « La poursuite du bonheur » autres titres si parlants pour les jeunes adultes que nous étions alors) et j’y suis revenue lorsque des collègues de l’agro [Institut National Agronomique – Houellebecq est de la promotion 1975 , Danièle de la 1970] me l’ont prêté en me précisant que l’auteur était un dingue de leur promo.

Extension du domaine de la lutte, c’est l’époque de l’introduction des systèmes informatiques dans les administrations, le début des changements qui ne cesseront plus, l’apparition des risques psycho-sociaux à travers la morgue de la hiérarchie des grands corps de l’Etat (l’Igref)…mes débuts dans la carrière administrative.

51tb0bvdbzl_ss500_.1290160168.jpgLes particules élémentaires, c’est l’année de classe de première pour ma fille au lycée Edouard Herriot à Lyon. Son professeur de français tenait ce livre pour un chef-d’œuvre ! Beaucoup d’enseignants d’ailleurs ont adoré et conseillé ce livre ; pour moi, c’est le glas des années 60, d’une certaine conception de la jeunesse et de la liberté, de l’insouciance, un peu coupable. Ah, l’Espace des Possibles  ! Centre de vacances alternatif , à la réputation un temps sulfureuse, qui le fréquente encore ?

plateforme.1290160874.jpg Quand j’ai lu Plateforme, j’étais amoureuse et j’ai beaucoup aimé cette expression sincère d’une sexualité tendre. Elle, le magazine féminin (gage de féminisme ?…), avait d’ailleurs fait une critique très élogieuse du livre.

La possibilité d’une ile, j’en ai sauté la moitié, sans gravité pour la compréhension de l’ensemble. C’est un peu le rien, sans construction, sans regard sur notre quotidien, avec beaucoup trop de cul pour remplir le vide.

la-carte.1290161027.jpg Avec La carte et le territoire, c’est ma jeunesse qui s’en est allée. Le temps de la maturité, le goût de la nature retrouvée, les visites au galeries d’art pour passer le temps, la mort des autres et la pensée de la sienne propre, l’indifférence au temps qui passe parce qu’il se fera sans nous.

Je ne sais pas si Houellebecq est un grand écrivain, mais c’est le seul dont j’achète toujours les livres dès qu’ils paraissent pour savoir ce qu’il pense comme ceux d’un vieux copain qu’on ne perd pas de vue. On dit qu’il est  en prise avec l’époque. Je pense qu’il est surtout aux prises avec lui-même, comme nous le sommes tous et c’est sans doute pour cela qu’il déchaine de telles passions. On aimerait qu’il soit plus heureux, qu’il fume et boive moins, mais pas question de l’inviter : il vous pourrirait la soirée !

La France de Raymond Depardon

la-france-depardon.1290163167.jpg Passer de Houellebecq à Depardon, est-ce vraiment passer du coq à l’âne ? Le photographe tendre, respectueux de ses sujets et le romancier cynique et provocateur, quoi de commun ?

L’artiste Jed Martin, le héros du roman de Houellebecq, après avoir photographié de multiples objets industriels avec un point de vue descriptif, le plus objectif possible, va s’intéresser aux territoires de cette france  rurale. Donner un relief , une perspective en mixant des photos des paysages avec des cartes Michelin au 1/200 000, mieux que Googleearth !

Depardon, d’abord grand reporter aux quatre coins de la planète, s’interesse depuis quelques années au terroir et à ceux qui y survivent (la série de films Profils paysans). Avec ce livre et l’exposition correspondante à la BNF, le voici parti dans une nouvelle aventure : rendre compte de la France des sous-préfectures, avec une méticulosité objective et exhaustive.

rdepardon1.1290173609.jpg Le voici parti en camping-car (un fourgon aménagé Trigano), à travers les petites routes de l’hexagone, avec un goût particulier pour les vitrines de bar-tabac et les carrefours de petites villes que le touriste ne traverse jamais. Ces images descriptives, avec la précision de la définition , des couleurs autorisée par la chambre, appareil encombrant héritier des premiers techniques photographiques, révèlent des populations dynamiques  qui trouvent (ou retrouvent) de l’énergie pour améliorer, transformer leur cadre de vie , auquel elles sont attachées malgré les délocalisations, le recul des services publics et le départ des jeunes vers les métropoles.

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Cette démarche d’un grand artiste nous touche particulièrement car nous partageons, Danièle et moi, ce goût des vadrouilles en camping-car hors  des grands axes de circulations et des poles d’attraction touristique. Et le Clairon, modeste blog d’amateur, a pour ambition de témoigner, par le texte et la photo, des réalités d’une nature proche et d’un habitat à taille humaine.

Beyrouth centre-ville de Raymond Depardon

index.1290174327.jpg Raymond Depardon publie dans le même temps l’ensemble de ses clichés inédits de Beyrouth et c’est poignant de voir la destruction d’une ville et sa reconstruction en une oasis plus irréelle et fragile que ne l’était le paradis d’avant.

Raymond Depardon est allé plusieurs fois à Beyrouth, avant, pendant et après la guerre :

          en 1965, à la demande du directeur de son agence pour photographier « les nouveaux St Tropez en méditerranée » ;

          en juillet 1978, à la demande du magazine allemand Stern pour photographier la guerre ;

          en novembre 1978, sans commande sur un coup de tête et sous le coup d’une déception amoureuse comme il le raconte dans « notes » avant de partir pour l’Afghanistan ;

          en juin 1991, à la demande de la fondation Hariri pour ramener des images du centre-ville détruit avant sa reconstruction ;

          en novembre 1998, pour le mois de la photographie.

Sa femme, Claudine Nougaret, ajoute le récit du tournage en 1984 dans Beyrouth ouest d’une vie suspendue, film de Jocelyne Saab (libano-franco-canadien)  sur lequel elle était assistante son.

Toutes les photos sont belles, en noir et blanc ou en couleurs, et le livre ne coûte que 9 €. Il est complété par une chronologie des évènements au Liban de 1861 à 2006, une occasion de se rappeler l’histoire en quelques pages.

Raymond Depardon conclut ainsi : « Je ne suis pas triste, pas de nostalgie possible. Sunnites, chiites, druzes, maronites, catholiques romains ou orthodoxes vivent ensemble aujourd’hui au Liban. Il faudra revenir voir le nouveau Beyrouth. »

Beyrouth reste d’une beauté et d’une insouciance fascinantes, comme une éternelle adolescente qui n’a pas encore commencé à vivre -une vie suspendue-. Si l’on n’éprouve pas de nostalgie, au moins éprouve-t-on de l’inquiétude pour la suite de l’histoire.

 

 

BOIS d’ARS : Zone naturelle en péril

Allez vite dans les ravins du bois d’ars avant que la connexion A89-A6 ne les détruise

Les ravins du bois d’Ars s’étendent, à 12 km du centre de Lyon, aux confins sud de la commune de Lissieu, après le plateau sur lequel s’est établi le domaine de Bois-Dieu,  sur les communes avoisinantes de Limonest (bois renard) et Dommartin (bois des longes). Autrefois repères de brigands de grands chemins, coupeurs de gorges et autres détrousseurs qui attendaient les voyageurs qui allaient vers Paris, ils abritent aujourd’hui les lièvres, les chauves-souris et les martins pêcheurs au milieu d’une forêt de chênes, de charmes et de châtaigniers.

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Difficiles d’accès car ils sont extraordinairement pentus et glissants, ils le sont plus encore depuis que les riverains (agriculteurs, éleveurs et autre centre équestre) ont privatisé les anciennes voies de passage. Demain ils vous seront totalement interdits si l’échangeur A89-A6 s’établit à leur place.

La seule voie d’accès actuelle aux ravins commence dans un champ au bout d’une impasse qui débouche sur la route de Limonest (D 42) entre le chemin de Fromenteau et le chemin du bois d’Ars.

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Partez à travers champ et sous le bois, prenez la sente qui descend dans le ravin.

En avançant sous le couvert des arbres la lumière généreuse de cet après-midi d’automne disparaît de plus en plus derrière le feuillage dense.teucrium_scorodonia3.1287220518.jpg

Il y a là des fougères et des carex.Aux beaux jours le mélampyre des près  et la germandrée des bois (ou sauge des bois – Teucrium scorodonia – photo ci-contre) fleurissent sous les ramures. Cette nature exubérante a valu aux ravins leur classification en Znieff (zone naturelle d’intérêt écologique  faunistique et floristique) suite à un inventaire précis des populations d’animaux et de plantes qui apparaissent remarquables. Au  Bois d’Ars, comme dans 15 000 autres sites en France, la ZNIEFF  est un des instruments de la protection des zones sensibles en matière d’écologie.

En ce début d’automne vous vous promènerez au milieu des bogues de châtaignes pleines, en évitant la chute des marrons que tombent.

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Jusqu’au fond du ravin où coule un petit affluent du sémanet, vous pourrez suivre le filet d’eau et moyennant quelques sauts de clôtures et passages au milieu des près où paissent les chevaux vous rejoindrez le chemin de la cotonnière qui remonte vers Lissieu en longeant l’autoroute A6.

Hélas le classement en ZNIEFF n’est pas une protection absolue. Ce n’est pas la première fois (ni la dernière) que des pouvoirs publics décident d’implanter des infrastructures au mépris de leur sauvegarde. Du coup les promoteurs  du projet mettent en avant des précautions  « exceptionnelles » mais qui apparaissent dérisoires au regard des préjudices massifs infligés à la nature et aux habitants dans la proximité.

L’autoroute A 6 actuelle longe le Bois d’Ars en fond de vallée (photo ci-dessous). C’est à cet endroit que le raccordement avec l’A 89 devrait se faire : un vaste échangeur et un péage.

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Cette zone « inaltérable » sera déboisée sur 9ha (sur une bande « dite de 300m ») mais « préservée », selon les normes en vigueur :

« Les emprises en milieu boisé, notamment dans la ZNIEFF I du Bois d’Ars seront réduites au strict minimum et ce site ne sera pas utilisé pour le dépôt de matériaux, principalement durant la phase chantier (pas d’aire de stockage, pas de dépôts temporaires…).

Les continuités biologiques seront maintenues notamment grâce à la création d’un passage mixte hydraulique-faune à l’Est du diffuseur de la RN7, à l’adaptation du passage existant du Bois des Longes, à la création d’un passage mixte agricole-faune sur A6 au sud de la liaison et sous le viaduc sur le Sémanet. Des plantations seront réalisées pour guider la faune vers ces passages.

Les plates-formes de péage seront éclairées par la mise en place d’éclairage directionnel pour modifier à minima l’ambiance lumineuse du fond du vallon du Sémanet, afin de minimiser l’impact sur les populations de chiroptères.[chauves souris] Des plantations de part et d’autre du rétablissement faune/agricole sur A6 au sud de la bifurcation formeront un effet de masque par rapport au vallon de Bois Renard et permettraient de diminuer l’impact des sources lumineuses vis-à-vis de la faune et des chiroptères. »

 Il fallait, nous dit-on,  raccorder la nouvelle autoroute A89 dans sa section Lyon-Balbigny à l’A6 Paris-Lyon. Le bon sens aurait voulu que ce raccordement intervienne plus au Nord , le plus loin possible de l’agglomération lyonnaise.

Au final, c’est la plus mauvaise solution qui est retenue par les pouvoirs publics.

 En dehors des nuisances qui vont affecter tous les habitants des communes voisines, le saccage de cette petite zone sauvage aux portes de Lyon fait vraiment mal au coeur