L’île de Montréal possède une multitude de parcs, des grands parcs dont certains sont des espaces quasi sauvages et des parcs urbains petits ou moyens. Ils se comptent par centaines (200-300?) et je ne les connais pas tous, loin de là.
Près de chez Claire à Outremont, j’aime particulièrement le parc Outremont. Un jet d’eau sur une vaste pièce d’eau, voilà qui donne le caractère apaisant du lieu.
Les montréalais profitent vraiment des parcs . Sans doute l’hiver rigoureux, interminable leur donne ainsi, les beaux jours retrouvés, cette fringale de verdure et de tranquillité. on y flâne, on y lit, on s’y promène avec ou sans son chien (en laisse),
Le week-end, on y pratique le taï chi chuan, autour d’un maître ou quelquefois dans des groupes improvisés, en tenue appropriée ou en jogging. On peut même y méditer sans déranger personne ni être dérangé.
Les familles apportent leur glacières, sortent les bouteilles et s’installent sur les tables à disposition. Les associations de quartier, les clubs sportifs, les écoles n’hésitent pas à occuper l’espace avec des repas, des spectacles très organisés.
Les arbres sont centenaires, il n’y a ni porte ni clôture, on a le droit de marcher sur les pelouses, il y des bancs et de l’eau.
Juste à côté nous avons longé sans le voir le parc Lhasa de Sela
rebaptisé en 2014 en l’honneur de la chanteuse Lhasa morte en 2010. Elle a vécu à Montreal, où elle était venu pour rendre visite à ses sœurs qui étudiaient à l’École nationale de cirque. Elle se fixe finalement dans cette ville. Elle travaille comme serveuse à la Maison de la culture mondiale du boulevard Saint-Laurent et se produit sur scène le soir, vit de petits boulots avant de connaître le succès de la scène. Elle habitait tout près. Son studio d’enregistrement donnait sur le parc.
Plus loin d’Outremont, le parc Lafontaine ou celui du Mont Royal encore accessibles à pied depuis Outremont pour des petits marcheurs. Il est partout interdit de nourrir les animaux mais certains rares habitués le font pour le plus grand plaisir des enfants.
Plus loin encore les parcs immenses du jardin botanique (entrée payante) ou celui des rapides de Lachine le long du fleuve (avec des pécheurs et beaucoup de Bernaches résidentes).
Tous ces parcs ont une histoire et des dates d’aménagement différentes ; tous témoignent d’une volonté des élus de conserver aux montréalais un lien avec la nature en faisant l’acquisition d’anciens domaines agricoles au fur et à mesure de l’expansion de la ville.
Volonté qui cohabitait avec la vocation industrielle d’une ville toujours plus grande établie sur une île, truffée de carrières de calcaires (pour la pierre de construction) ou d’argile (pour la fabrication des briques) qui ont servi après leur fermeture de dépôts d’ordure (ménagers et industriels). La ville répertorie 114 carrières et 62 dépotoirs dont la localisation est plus ou moins précise.
Certains parcs ont été aménagés sur ces anciennes carrières ou anciens dépôts d’ordure (Baldwin, Laurier, père Marquette (carrière Martineau), jardin botanique, Villeray, Maisonneuve, Felix Leclerc, Rosemont, etc.).
Plus tard c’est entre deux parcs , le parc Laurier et le parc Père Marquette, en pleine zone urbaine qu’on implante un incinérateur. Construit en 1927 pour répondre à l’accumulation des ordures, l’incinérateur Des Carrières a la capacité de se « débarrasser » de 300 tonnes de déchets par jour ; la qualité de l’air devient alors épouvantable et les mauvaises odeurs se répandent dans le quartier. En 1971, on inaugure donc un nouvel incinérateur, présenté comme étant le plus moderne d’Amérique du Nord, mais l’air autour reste pourtant neuf fois plus toxique qu’ailleurs, et la ville cesse les opérations en 1993.
Abandonnées depuis, les deux tours sont devenues iconiques dans le paysage montréalais.
Après une enquête de Radio-Canada en 2015, la ville a rendu public un rapport de 1994 sur les émissions de biogazs dans ces endroits problématiques. Depuis 2016 le portail de Montréal dans sa section environnement contient toutes les informations publiques (cartes et rapports), conduit des études (méthane 2016) dans tous les sites connus ou signalés par des particuliers. La ville continue ses aménagements – la carrière Miron qui a servi de 1968 à 2000 de gigantesque dépôt d’ordures ménagères et industrielles est en train d’être transformée en parc-
Le passé industriel de la ville a laissé, en plus des carrières ayant servi de dépotoirs, de nombreux terrains contaminés (plus de 600 à Montréal) par les industries (pour beaucoup disparues aujourd’hui) qui étaient encastrées dans le tissu urbain La ville surveille les teneurs en plomb et en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) des légumes (rapport 2010), en a fermé plusieurs ou demandé que les cultures se fasse en caisses sur de la terre saine. On réhabilite aussi (chantier de la Pointe St Charles ou du futur site de l’université de Montréal -ci-dessous- à Outremont).
Et pour écrire l’histoire industrielle du Québec il n’est pas inutile de consulter le site du ministère de l’environnement qui informe par site de la liste des polluants recensés.
Alors, amis montréalais, faîtes attention quand vous mangez des légumes d’un jardin communautaire (salade et carottes en particulier), certains sont contaminés ! veillez à ne pas acheter un condo (un appartement en copropriété dans un immeuble) sur un terrain où les dégagements de méthane et les risques d’explosion dissuaderaient votre organisme de prêt ou votre assureur…
Mais profitez des parcs de Montréal qui rendent la vie en ville très agréable !
Textes et photos de Danièle- Editing Norbert
Retrouvez les articles Quebec-Canada sur le Clairon





















L’autre point structurant de la ville, c’est le Mont Royal (on dit simplement la montagne). 234 m d’altitude, il domine bien au-delà de l’île de Montréal. Sur ces pentes se sont installés des quartiers bien délimités : au sud le centre ancien et les tours (ci-dessous la vue de la terrasse du chalet sur le belvédère Kondiaronk),
Mais la base de la construction reste en bois. grande ressource du pays. Ce n’est que la menace des incendies qui détruisit des quartiers entiers qui obligea les constructeur à une paroi extérieure en briques. Cette structure est bien visible quand ces anciens petits immeubles prennent feu.

























Jean-Luc Mélenchon prépare depuis deux ans une campagne en solitaire appuyé sur un mouvement qu’il a su agréger autant sur sa personne que sur des orientations. Il n’a pas vraiment de concurrent sur ce segment de la gauche de la gauche. Ce qui explique sans doute ses bons sondages. Mais pour figurer au second tour des présidentielle il lui faudrait bien plus.
Emmanuel Macron s’est affirmé en quelques semaines comme un candidat majeur des prochaines échéances. La désignation d’un Fillon très droitier lui ouvre un boulevard auprès de la droite modérée, du centre (en l’absence probable de Bayrou) et d’une certaine gauche prête à suivre la ligne libérale déjà à l’œuvre sous Hollande. Son éventuel succès dépend essentiellement de ce qui se passera dans la campagne.
Yannick Jadot, désigné un peu par surprise dans la primaire des verts, pâtit de l’image ambigüe de son parti, à la fois dans le gouvernement puis dans une quasi-opposition. Il semble difficile pour le seul candidat de la société civile (notamment auprès de GreenPeace) de dépasser une position de témoignage.
C’est une des fonctions de l’élection présidentielle dans cette Vème république qui polarise une –trop- grande partie de la vie politique autour du locataire de l’Elysée. On va chercher le meilleur, le moins mauvais ou éviter le pire. Cela n’implique pas forcément une adhésion aux propositions (d’autant plus que l’expérience a montré la fragilité des promesses de campagne).



Direction La Corniche,le quartier touristique qui ouvre sur les plages, jadis quelques hôtels, 2-3 immeubles, une maison de retraite, aujourd’hui marinas, port de plaisance, résidences de vacances , promenades aménagées… Bref ce quartier s’est terriblement modernisé à partir des années 1980. Inutile pour moi de chercher la clinique où je vis le jour, elle a disparu depuis belle lurette au profit des résidences avec vue sur mer.
Heureusement, un peu plus loin, je retrouve inchangée la baignade où nous avions nos habitudes. La crique de La Nau attire les courageux qui profitent de ce temps estival.
En avançant on aborde la Sète ancienne, bâtie autour de son port au pied du Mont Saint-Clair. Nous habitions un peu plus loin, ancienne route d’Agde, aujourd’hui baptisée rue Jean Vilar (il y avait sa maison de famille), la Villa « Les Embruns » qui méritait totalement son nom lorsque les tempêtes d’automne nous envoyaient des paquets de houle qui traversaient la route du bord de mer. Mais nous étions aux premières loges dès que le soleil réchauffait l’eau pour piquer une tête depuis les rochers ou observer le manège des voiles qui gagnaient le large.
Pour avoir une vue complète de la ville, il faut monter au Mont Saint-clair, 180 m de dénivelé. on voit que la ville d’origine s’est construite, à partir de 1660, autour des canaux pour créer un débouché au canal du Midi qui arrive dans l’étang de Thau.
…Ô récompense après une pensée
Plus loin , le long du quai de la Marine ce sont les pêcheurs avec les immenses chalutiers qui en font le premier port de pêche en méditerranée. On est loin des « bateaux boeufs » de mon enfance construits en bois sur place. A l’autre bout s’ouvrent les bassins du port commercial. Autrefois spécialisée dans le commerce du vin avec le Magrheb, l’activité s’est diversifiée. Une liaison régulière de ferrys avec le Maroc et une étape prisée pour les croisiéristes dont on aperçoit les immenses navires depuis le quartier haut, le quartier des pécheurs.
Ce quartier Haut – que je traversais tous les jours pour aller au Lycée Paul Valéry- n’a pas beaucoup changé, même si les façades des petits immeubles sont plus coquettes que jadis. Au bout de la rue Villaret Joyeuse qui domine directement le port de pêche, s’élève l’Eglise décanale (doyenne) Saint-Louis, sans doute la dernière que j’ai fréquentée dans une vie désormais athée.
Sète dans mon enfance était une ville de gens modestes, voire pauvres, à part un tout petit noyau de riches. Les habitants étaient pécheurs, marins, dockers, employés dans les entreprises de négoce du vin, ouvriers de la cimenterie ou de la pétrochimie de Frontignan. On votait naturellement communiste. Le tourisme -plutôt relégué dans les campings de bord de plage- pesait peu sur l’économie et l’urbanisme de la ville. Juste des revenus complémentaires pour les sétois qui louaient un petit meublé quelques semaines par an. C’est sans doute une particularité si l’on compare aux autres villes côtières. Dans mon souvenir, elle était juste une petite ville de province- une belle endormie.


Le Rhône d’aujourd’hui fait plus de place aux bateaux de croisière qu’aux péniches commerciales mais le fleuve reste l’axe majeur de cette ville, quelle que soit l’heure de la journée.

Avec notre camping-car, nous sommes installés à l’aire de service de Trinquetaille , sur la rive droite du Rhône, en face de la rive « noble » de Arles, le coeur de la cité avec ses vestiges romains et ses hôtels particuliers. Trinquetaille, à part ses immeubles coquets autour du cimetière, c’est un quartier populaire, ouvrier où s’exposent les stigmates de la ville industrielle.
A part une papeterie encore en marche, on ne voit plus que friches industrielles, hangars abandonnés, cheminées inutiles. C’est le paradis des herbes folles et des grapheurs. Les multiples voies de chemin de fer rouillées sont tournées vers le sud, la Camargue, une ligne fermée depuis 1958 avec la fin de la Compagnie des Chemins de Fer de Camargue qui desservait Salin de Giraud et Les Saintes-Maries de la Mer. Zone industrielle, gare de triage, entrepôts et ateliers de réparation, il ne reste que quelques vestiges au bord de la ruine. Entre les usines et la voie rapide, des HLM un peu décatis résistent à la désertification.








Danièle ne tarde pas à ouvrir son atelier d’écriture. Le principe ? L’animateur formule une proposition d’écriture et laisse les participants rédiger à leur rythme. Chacun a le loisir ensuite de lire son texte et d’échanger. L’animateur peut faire appel à des textes de la littérature en rapport avec le sujet.
Michelangelo s’occupe de l’atelier Photo-Strobist. Les veinards sont au frais, dans la pénombre de la chambre Zen. Chaque jour 550 millions de photos sont téléchargés sur les réseaux sociaux. Nous sommes de plus en plus tous des photographes, du banal selfie aux créations les plus abouties. Alors il est toujours possible de faire de meilleures photos! Dans cet atelier, il s’agit de montrer à des non-spécialistes qu’on peut faire du portrait en lumière artificielle, du studio, avec un équipement minimaliste.
Et à trouver un modèle intéressant et suffisamment patient pour garder la pause au fil des essais. Mais le résultat vient souvent récompenser vos efforts. Satisfaction pour le photographe, mais aussi pour le modèle qui découvre un aspect inédit de sa personne.

Les musiciens invités nous avaient donné un avant-goût de leur talent dans le jardin, entrainant les danseurs (-ses) dans des rythmes de samba endiablés. Ce sont des amis de Marie-Lucie, leur groupe s’appelle

Le vallon n’est pas désert, de nombreuses bergeries s’étalent le long du parcours.
Arrivés au col des tufs blancs (2304 m), nous comprenons qu’il faudrait poursuivre plus haut-jusqu’au Col des Génisses pour profiter du panorama sur le Mont Blanc que nous avait promis Martine. Alors, les jambes fatiguées et l’estomac creux nous commandent de retourner au refuge où le repas de midi se prépare. Poulet aux agrumes accompagné de ravioles sautés, Pascale et son équipe ont fait des merveilles en cuisine. La prochaine étape sera la descente; mais nous avons le temps , le temps de flemmarder devant ce magnifique paysage.
Et d’observer le manège des vaches qui se rapprochent progressivement de la salle de traite mobile. Il est bientôt 15H et la traite bi-quotidienne va commencer Ces Tarines aux yeux joliment maquillés constituent l’essentiel du troupeau, avec quelques Abondance, c’est la règle de l’appellation Beaufort.
Le moment du retour se rapproche. Le service se termine pour l’équipe du refuge . Martine et Pascale, le pilier de l’établissement,viennent partager quelques nouvelles avec Danièle à l’ombre du parasol.
Nous serons vite en bas sur le parking du Tovet. Mais la descente , sous le soleil impitoyable de l’après-midi nous a semblé plus difficile que la montée de ce matin.
Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers la vallée d’en face. On monte par une route souvent étroite et abrupte vers le col de la Madeleine.Tout en haut, le panorama est exceptionnel. Ce matin-là le Mont-blanc est devant nous, sans brume, sans nuage, faisant la joie des touristes prompts à se faire photographier en situation.Nous avons quitté la Tarentaise et ses reliefs puissants mais relativement doux. S’ouvre maintenant devant nous la descente vers la Maurienne et ses montagnes, ses hautes montagnes.