Nous sommes bien en Corse!

A force d’entendre parler italien partout – dans le ferry de Savone, c’est normal , mais aussi dans les camping et les supermarchés, on en oublierait qu’on est en Corse.

ghisoni.1183475273.JPGMais dès qu’on quitte les grands axes on trouve ces villages retirés , accrochés à la montagne, resserrés autour de la mairie, l’école, les pompiers et la la-plage.1183476505.JPGgendarmerie comme à Ghisoni au pied des trois pics du Kirie Eleison, alors, là, on se dit : pas de doute, on est bien en Corse.

Et puis quand on voit  au pied de ces contreforts escarpés, dans la plaine orientale, ces plages , sans fin, relativement peu aménagées, à part quelques paillotes, on se sent vraiment en Corse.

crocodile-bar.1183476206.JPGC’est là que nous avons trouvé juste au nord de Solenzara, un petit camping calme et accueillant , derrière le Crocodile Bar, sur cette plage interminable, avec les aiguilles de Bavella un peu plus loin en arrière-plan. Le temps est beau et la petite brise marine nous protège de la chaleur de l’après-midi. Un agréable séjour de carte postale. Mais nous avons aussi goûté quelques lieux communs moins agréables.

gendarmerie.1183551803.JPGMon premier jour en Corse a vu la disparition de mon sac ( papiers, carte bleu, appareil photo …), ce qui nous donné l’occasion de visiter la gendarmerie de Ghisonaccia et de faire la connaissance d’une charmante et jeune gendarmette, ravie d’avoir obtenu sa mutation depuis le 93.  » C’est plus difficile pour les familles » nous a -t-elle répondu lorsque j’évoquais les risques de sa profession dans cette île si particulière.

paillote-camping.1183526328.JPGEt puis ce camping, que nous appellerons « les flots bleus » (les propriétaires ne courrent pas après la publicité) , très sympa, a connu des jours plus fastes avant les deux incendies d’origine inconnue, qui ont ravagé , une première fois en 1998, la deuxième en 2002, une bonne partie des jolies paillotes qui se retrouvent maintenant sans toiture, en attendant une rénovation très progressive et très prudente… Il ne faudrait pas susciter la jalousie.

boum1.1183476375.JPGEt puis ce lotissement en bord de mer, de l’autre coté de la rue, qui a vu s’écrouler, sans raison connue, deux villas que rien ne désignait à cet avenir. Au total, c’est près de sept maisons qui ont connu ce sort malheureux sur la commune.

Bref, la Corse éternelle avec ses démons toujours actifs … mais aussi  ses charmes puissants. Témoin cette soirée Chants Corses , mardi, sur la terrasse du Crocodile Bar avec  I voci fium’urbacci groupe de six jeunes musiciens pleins d’énergie et d’inventivité. Une nouvelle génération pour le Cantu.

resto-urbino-1.1183477073.JPGEt ce restaurant flottant sur l’étang d’Urbino, où nous sommes procurés de belles moules à cuisiner dans notre fourgon.

L’étang est le seul lieu de production corse (avec l’étang voisin de Diana) des huitres , des moules et autres coquillages, développée par la famille propriétaire, les Bronzini da Caraffa, qui a également créé ce restaurant flottant pour mettre en valeur ses produits. etang-urbino-1.1183476266.jpgRetrouvez les sujets du Clairon sur la Corse :

Merveilleuses forêts corses

Ravins, torrents et bergeries

La Corse en train

Le Pays Sartenais

Corse : La découverte

Camping-cars indésirables en Corse

Pianotolli-caldarello

Et le blog préféré du Clairon:

banniere les mots justes bis

Noirmoutier : Le polder de Sébastopol

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Les deux tiers de l’Ile de Noirmoutier sont situés sous le niveau de la mer, résultat de travaux séculaires pour soustraire à l’emprise de la mer des nouvelles terres destinées à la culture. La dernière grande opération de ce genre fut la création du Polder de Sébastopol, achevé en 1856, peu de temps après la victoire franco-anglaise en Crimée.
vaches-sebastopol.1182674149.jpg Malgré les travaux, le polder se situe à 1 m au-dessous du niveau des plus hautes marées , ce qui fait qu’il n’a jamais été totalement dessalé. L’exploitation agricole n’a jamais été un succès : un peu de cultures de céréales et de pommes de terre et des prés salés portant des jeunes bovins.

En 1978 , la digue mal entretenue, a cédé sous l’assaut d’une tempête. La mer a envahi durablement une bonne partie de l’île.

Une fois les dégats réparés, l’idée s’est imposé d’abandonner la perspective de reprise de culture. La  » dépoldérisation » a commencé, laissant ainsi circuler de nouveau l’eau salée dans un réseau de vannes et de canaux.

avocettes-toilette-web.1182674734.jpg Résultat : un havre de paix pour tous les oiseaux d’eau qui viennent y nicher. Les familles d’élégantes avocettes se prélassent entre roselières et bancs de sable.

sterne-pierre-garant-web.1182675097.jpg Plus loin les sternes Pierregarrin flottent tranquillement à la surface des canaux avant de déguerpir en de bruyants groupes en fuite devant les intrus que nous sommes. Pour tous les hôtes de Sébastopol, c’est la période de la reproduction , il faut éviter de les déranger lorsqu’ils commencent à établir leur nids. Particulièrement , les chiens doivent être tenus en laisse. Je reste avec Wiki, pendant que Danièle s’aventure à approcher les volatiles.

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Pêcheries en Retz: en attendant la marée

Depuis des siècles, la baie de Bourgneuf s’ensable, faisant ainsi reculer le rivage d’une bonne vingtaine de km, laissant ainsi un paysage de dunes peu élevées, de marais et de longues plages de sable et de vase qui se découvrent sur des km à marées basse.

Lors de notre séjour nous avons guetté le retour de l’eau au pied de la plage. En vain : pendant deux jours , quelque soit l’heure de la journée , la mer restait à l’horizon , dans un vague scintillement. Nous avons appris par la suite que nous avions affaire aux amplitudes les plus faibles de l’année.

L’aspect des pêcheries intallées tout le long d’un littoral à sec n’en paraissait que plus insolite

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Et pourtant ces installations, espacées d’une trentaine de mètres , prolifèrent le long des plages du pays de Retz ,pecheries.1182187977.jpg

jusqu’à Marennes et même dans l’estuaire de la Garonne plus au sud. Une cabane au bout d’un ponton, un grand filet , le carrelet , relevé au moyen d’un treuil. Il n’y a plus qu’à attendre la grande marée. On ramène des éperlans, des mulets, des anguilles ou des bars.

Plus bas dans la baie d’Yves, face à l’île d’Oléron on trouve souvent deux filets à la manoeuvre et les accès pecherie-yves.1182187759.jpg – toujours défendus par quelque porte et autre cadenas- s’adaptent à la présence d’une petite falaise.

Ce type de pêche est tributaire des grandes marées. C’est dire qu’elle est peu fréquente sur l’année . Pas de pêcheurs professionnel, mais des accros, des passionnés , titulaires d’une concession , en général géré par une association ou les services de la mairie. En Charente , 600 pêcheries ont été détruites à la suite de la tempête de 1999-2000. Une partie a été reconstruite selon un cahier des charges bien précis qui prévoit l’utilisation exclusive du bois dans la construction .

A voir : un magnifique livre de photographies sur les pêcheries et toutes les autres cabanes de cette côte atlantique : Les cabanes dans le Sud-Ouest de Jean-christophe Poumeyrol et Charles Daney aux éditions Cairn

Bretagne : les frontières

On a beau être militant d’extrème-gauche, révolutionnaire internationaliste ( n’en jetez plus !), le nationalisme prend des allures fréquentables lorsqu’on peut y trouver un relent de lutte « populaire » contre la domination de l’état capitaliste français. Ainsi en est-il de Christian, qui est tombé dans la potion magique de la cause bretonne quand il était petit.

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C’est sans doute ce qui l’amène à expliquer à son fils Malo (en voilà un futur corsaire !) que le Mont Saint-Michel appartiendrait non pas à la Normandie ( comme tout le monde pense), mais à la Bretagne. Si l’on suit le cours du Couesnon , le petit fleuve qui débouche dans la baie et qui délimite la frontière du département , le Mont-Saint -Michel se trouve à cheval entre les deux régions. Il n’en faut pas plus pour considérer le rattachement administratif à la Normandie comme une erreur de l’histoire ou des cartographes.

Breton ou pas le Mont Saint-Michel reste fascinant. Ce n’est pas simplement le monument le plus visité au monde , mais une vraie petite ville, accrochée sur son rocher , dans un état de conservation remaquable. Nous avons pu observer les travaux préliminaires qui , dans quelques mois, raméneront le site à sa situation insulaire d’origine.

A l’autre extrémité, un autre estuaire vient de même alimenter les revendications territoriales des nationalistes bretons. Ainsi ce n’est pas l’estuaire de la Vilaine qui annoncerait la fin de la Bretage, avant d’aborder la Loire Atlantique. Car la bretagne revendiquée englobe évidement Nantes, fief de la duchesse Anne de Bretagne mais encore le pays de Retz au sud de la Loire. Ainsi finit-on sur les rives de ce modeste fleuve : le Falleron qui délimite la frontière sud de la loire-Atlantique.le-collet-2.1182184992.jpg

le-collet.1182167699.jpgA son embouchure, le Port du Collet ,dernière terre « bretonne » sur cette façade atlantique (la baie de bourgneuf s’appelait autrefois baie de Bretagne), n’est pas bien grand.

Il est apprécié des pécheurs à la ligne, qui profitent de l’écluse sur le Falleron pour ferrer anguilles et mulet.

La bretagne à vélo

 » Tu verras, m’avait-on dit, les bretons sont fanas de vélo ! » Jean Robic, Louison Bobet, Bernard Hinault ces champions légendaires ont toujours inspiré aux Bretonscyclo.1181492606.jpg

un réel enthousiasme pour la « petite reine ». Et c’est vrai que les départementales sont envahies les dimanche de printemps par des troupes de cyclotouristes courageux.

Mais qu’en est-il du vélo au quotidien ? C’est la question qu’on se posait, avant le départ vers la Bretagne, en arrimant nos vélos de promenade derrière notre fourgon.

piste-cyclable.1181493324.jpgArrivés dans la presqu’ïle de Rhuys, nous étions à l’affut des indications pour nos deux roues (et si possible les quatre pattes de notre chien qui adore courir derrière nous).partageons-la-route-1.1181493990.jpg Malgré l’annonce d’un  » plan vélo  » pour la presqu’île, il faut hélas constater que bien souvent les panneaux nous dirigent vers des petites routes ordinaires, baptisés itinéraires cyclistes par la simple magie d’un « Partageons la route » bien peu rassurant.

Alors les bicyclettes sont restés sur le porte-vélos. Et sentier.1181494923.jpgnous avons chaussé nos godasses de randonnées pour emprunter le sentier du tour du golfe.

Chemin agréable, même si parfois le passage est très limite sur la bande côtière grignotée par les propriétés privées et les clôtures.

Mais nous n’avons pas abandonné la partie . Un petit tour sur Internet et c’est là que nous avons trouvé les voies vertes de Bretagne.

blavet-voie-verte.1181495553.jpgOn peut trouver deux types de veloroutes :

– les anciens chemins de halage le long des canaux ou des rivières aménagées comme le Blavet entre Pontivy et Lorient. Les 21 écluses qui ponctuent la voie d’eau sont toujours en état de marche, même si les seules péniches qu’on croise sont en fait des habitations , plus sédentaires que mobiles.

voie-questembert.1181496154.jpg-Les anciennes voies de chemins de fer comme celle reliant Questembert à Mauron qui longe le fameux lac des Ducs. Des vélos mais aussi , par cette belle journée de vacances scolaires , des familles avec landeau et vélo à trois roues, et des rollers. Un succès populaire pour des initiatives portées à l’origine par quelques associations cyclistes militantes.

Ces escapades sont très prisées par notre chien qui estime qu’enfin nous lui avons trouvé une promenade à sa mesure : petit trot rapide sur au moins 20 Km. Autant dire qu’il est calme dans le fourgon , le soir à l’étape.

Bretagne – Le Graal n’est plus ce qu’il était !

Nous abandonnons un moment la proximité de l’océan pour pénétrer dans l’intérieur des terres. Eh! Oui ! la Bretagne, maritime ( Ar mor), renommée pour ses 2730 km de côtes, est cependant une contrée continentale (Ar Goat)où vit une bonne partie de ses habitants, notamment dans sa capitale Rennes.

Alors, pour rejoindre Christian et son amie Claude au coeur de la forêt de Rennes, nous avons décidé tout naturellement de nous attarder dans la forêt de Brocéliande, berceau graal.1180803817.jpgmythique de la quête du Graal. Ces noms magiques, associés à Merlin l’enchanteur, nous les avons retrouvés sur la carte Michelin d’abord , puis sur le terrain ensuite.

Un petit parking entre la départementale 31 et la départementale 71, à peine indiqué.table-ronde.1180801674.jpg

Un peu sur le coté, nous découvrons la fameuse table ronde qui accueille ce jour-là de modernes chevalières pour un picnic familial.

Nous sommes sur la bordure Nord de la forêt de Paimpont, vestige de la vaste forêt de Brocéliande qui couvrait au moyen-âge une bonne partie de la Bretagne centre.

broceliande.1180800844.jpg A travers des bois bien dégarnis , nous suivons la flêche qui indique le tombeau de Merlin. Un sentier qui serpente dans les broussailles, des promeneurs égarés qui cherchent le monument, qui ne se trouve cependant qu’à 200m . Et finalement, il faut se rendre à l’évidence: tombeau-merlin.1180801146.jpg

le tombeau de Merlin l’Enchanteur c’est bien ces deux rochers de schistes adossés à un arbrisseau squelettique.

Le lieu est cependant le siège d’un culte assidu, remis au goût du jour par quelques films à succès et autres séries Kaamelott. On y laisse une carte de visite, un mouchoir, un string aussi. On peut imaginer que la fréquentation du site est moins familiale, moins badaude par les nuits de pleine lune, aux alentours de minuit, lorsque la brume commence à monter du sol.

Mais un autre film culte va nous amener à The Fountain , la fontaine-jouvence.1180803650.jpg Fontaine de Jouvence .Mais ce n’est pas Lancelot qui guide les pas de Danièle. « Ca tombe bien, juste cette semaine où le magazine Elle fait sa une sur le thème : comment rajeunir de dix ans en trois mois ? »

Mais son attente sera déçue. La fontaine se révèle plutôt une petite mare dont l’eau intéresse à peine notre chien Wiki. Plus bas, elle alimente une petite pièce d’eau bordée d’une jolie demeure, le tout bien protégé des curieux par de hautes clotures. Peut-on privatiser la fontaine de Jouvence ?

On ne peut pas reprocher aux autorités touristiques bretonnes d’avoir organisé une mise en scène tapageuse de ces lieux mythiques. La simplicité et la presque banalité du site laisse cependant la place à l’essentiel : l’imagination et le soufle épique d’une légende indémodable.

Bretagne – Pays bigoudin : la côte

« Allez voir plus loin , la côte bigoudène. C’est moins touristique, plus simple. » nous avaient conseillé nos amis de la Forêt-Fouesnant.

On passe au nord-ouest de Pont-l’Abbé, direction Pen Hors.penhors-chapelle.1180367722.jpg

Changement de paysage : la terre parcourue par le vent, tel un vaste plateau sur lequel vient battre un océan massif,sans fioriture. Austère.

La végétation sait se faire basse dans ce pays de vent. Les premiers bosquets ne sont pas visibles avant plusieurs km à l’arrière du littoral.

Les villages modestes, aux maisons basses. Dominant la mer, à quelques centaines de mètres dans les terres, veille la chapelle de Penhors,qui reçoit le plus important des pardons bigouden, avec son calvaire et son enclos traditionnels

A coté du calvaire dont le granit est rongé par le sel, le sable et les lichens, on remarque cet arc de triomphe accolé à la nef.

Le petit port n’est praticable qu’à la belle saison, ce qui explique que la pêche ne soit pas plus développé à Penhors.

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Mais les vagues de la baie ont d’autres atouts quand le soleil s’y met . Pen Hors est l’un des spots incontournables pour les amateurs de surf dans le Pays Bigouden.

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Bretagne- Mousterlin entre mer et marais

mousterlin-la-plage.1180363244.jpg Mousterlin, sous le soleil d’avril, attire dèjà les amateurs de vastes étendues de sable. Pour nous c’est une excellente halte, une occasion de faire jouer le chien au bord de l’eau.

Mousterlin,c’est 3 kilomètres de plage d’un sable très blanc sur la commune de Fouesnant, accroché à une pointe rocheuse « off shore ».mousterlin-la-digue.1180363615.jpg

Autrefois marais maritime, de grands travaux d’endiguement (dès 1926) l’ont transformé en polder, c’est à dire que l’eau douce derrière la digue a progressivement chassé le sel.

Nous avons commencé notre périple du coté digue jusqu’à se trouver en vue de Beg-meil

Sur le retour, derrière la digue, un espace naturel protégé enchaine les prairies humides, les étangs, refuge pour de nombreux oiseaux ( nous n’avons vu, hélas, que quelques canards ce jour) et les chemins en sous-bois.

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bretagne : la pêche à pied

La pêche à pied fut vraiment une découverte pour nous deux. Danièle avait quelques vagues souvenirs de vacances sur l’atlantique ( à Ronce-les-Bains). Quant à moi, mon enfance sétoise et mon tropisme méditérranéen m’avait radicalement tenu à distance de cette activité.

En effet, ne comptez pas vous adonner à la pêche à pied en méditerranée, puisque l’absence de marée ne donne pas accès aux animaux. Les huitres sont élevées dans le bassin de Thau entre Bouzigues et Mèze en les laissant grandir , fixées au moyen de ciment sur des cordes suspendues à des cadres. Et les palourdes sont péchées par des professionnels en apnée jusqu’à des profondeurs de 7 mètres. La pêche amateur ou avec du matériel de plongée est interdite.

La récolte des palourdes (rudipates) est le principal but des pêcheurs à pied des côtes atlantiques.ruditapes.1180341731.jpg L’animal s’enterre dans le sable et se nourrit du phytoplancton présent dans l’eau de mer ( plus abondant à la belle saison) qu’il aspire par l’intermédiaire de deux siphons ( l’un pour l’entrée , l’autre pour la sortie) Les longues plages sableuses sont les meilleurs endroits où creuser à marée basse.

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Bien évidemment les jours de grande marée offrent plus de possiblités car ils permettent d’accéder à des espaces jusqu’alors peu exploités. Alors que vous marchez le long du sable mouillé, surveillez les petits trous par terre.

Lorsque vous en découvrez une paire espacée de 1 à 2 cm ( la trace des deux siphons), piquez autour avec la fourche. S’il y a de l’eau qui sort, continuez à creuser avec la fourche ou la houe et sortez la palourde. Répétez le processus jusqu’à ce que vous avez recueilli le montant voulu de palourdes tout en respectant la taille ( au moins 35 mm dans le golfe du Morbihan) et la limite quotidienne : 3 kilos par personne.

Ça y est Danièle a pris le virus ! Elle expérimente plusieurs techniques, écoute les conseils des pécheurs chevronnés. Les premières prises l’encouragent à persévérer. Impossible désormais de l’arréter tant que son sac n’est pas plein.

palourdes.1180342828.jpg Retour à la cuisine, laissez dégorger 2, 3 heures en changeant l’eau (salée). Et faites ouvrir vos palourdes, dans une poêle. sortez-les des coquilles. C’est délicieux sur des pâtes ( des spaghetti ou des penne) avec ail, persil et un filet d’huile d’olive.

Les tellines, bien plus petites se ramassent dans les mêmestellinier.1180355981.jpg

habitats en ratissant le sable. En méditerranée les pêcheurs professionnels utilisent un matériel particulier pour exploiter les fonds à moins d’un mètre de profondeur.

  • Et puis les huitres ! Elles ne poussent pas que dans les parcs des ostréiculteurs. Et la plupart des zones rocheuses, bien placées dans les mouvements de la marée, en sont couvertes.

pc070038.1180340565.JPG Un coup d’oeil un peu averti pour délaisser les petites ou celles qui sont trop imbriquées les unes dans les autres, trouver les plus développées et un outil pour décrocher la coquille de son support, voilà tout l’équipement nécessaire à une bonne récolte.

Le chien a de la curiosité pour cette chose qui intéresse tant ses maîtres. Mais une fois ouverte, il délaisse l’huitre qu’on lui présente. Ce n’est pas le cas de sa maîtresse !

Alors, bon appétit !huitres.1180428710.jpg

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Bretagne – Sarzeau : Accès réservé

La Bretagne : Par ou commencer ? Pornichet et la Baule et leurs front de mer bétonnés, Guérande et ses artisans paludiers ? Nous ne nous sommes pas attardés. Nous avions plutôt idée de démarrer par le golfe du Morbihan, merveille incontournable de la Bretagne Sud.

Première approche : Penerf à l’embouchure de la rivière éponyme. Premier contact avec l’ostréiculture bretonne.

huitres-penerf.1179770205.jpg On entrevoit les parcs que la marée découvre, à distance du rivage, les huitres sont ensuite affinés dans des bacs à proximité. Les naissains proviennent du bassin d’Arcachon car la température des côtes bretonnes est trop fraîche pour assurer la reproduction. Nos premières amplettes auprès d’un producteur sont vite ramenées au fourgon.

Répartition des rôles : j’ouvre les huitrespremieres-huitres.1179770271.jpg

et Danièle les mange. Non parce que je n’aime pas ces coquillages mais parce que je ne les digère qu’en petite quantité.

Il est temps d’aborder enfin le golfe, ce sera par le Sud-Est, la presqu’île de Rhuys : Grandes routes 4 voies , lotissements en constructions , supermarchés, l’espace est bien occupé.

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Nous poussons vers un petit port, le Logéo sur la commune – très étendue- de Sarzeau, en espérant trouver un panorama plus marin et plus accueillant.

Hélas : Interdit aux Camping-car, mise à l’eau payante dans le port, littoral cadenassé par un alignement de clotures protégeant les propriétés des curieux et des indésirables, en infraction manifeste à la loi Littoral. Bref, nous avons rarement vu un espace aussi privatisé.

« C’est le problème de tout le littoral breton. Mais le Golfe du Morbihan concentre toutes les dérives de l’urbanisation cotière. » nous expliquent Patrice et Olga, nos amis de la Forêt-Fouesnant, animateurs de l’Association de défense du Pays Fouesnantais . La loi littoral , 21 ans après son adoption, n’est pas appliquée ( voir le bilan de l’UICN ) , sauf lorsque des associations se mobilisent. Quand les associations vont en justice, elles gagnent à chaque fois, dès le moment où les dossiers sont bien préparés. Ainsi les défenseurs de la Forêt Fouesnant ont obtenu l’arrêt d’un projet grandiose ( 280 places) d’extension de Port la Forêt.

Dans bien des cas, la création de réserves a eu un effet de modération sur l’appropriation de l’espace. En remontant de quelques kilomètres au Nord-Est de Sarzeau, nous trouvons enfin un libre accès à la rive et des espaces naturels accueillant une multitude d’oiseaux, dont ces bernaches en vol

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